Bilan de mes lectures : DÉCEMBRE 2018 ~ Lectures à venir : JANVIER 2019

Et voilà, nous y sommes! L’année 2018 va bientôt tirer sa révérence. Contrairement à Noël, je reste assez indifférente face aux célébrations de passage vers une nouvelle année. Je suis heureuse de ce dernier mois de lectures pour 2018, éclectiques et enrichissantes comme je les aime. J’ai d’abord suivi les incroyables aventures d’une garenne de lapins, j’ai retrouvé les héros de Bradway Limited à la manière de vieux amis, je suis partie sur les traces d’une jeune femme disparue, j’ai pris conscience des drames de Lampedusa, j’ai apprécié l’histoire de Tommy et j’ai grimpé dans une capsule direction le passé.

Nombre de livres lus : 6

Nombre de pages lues : 2574

         

         


(Pour lire les chroniques disponibles, cliquez sur les couvertures)

Watership Down de Richard Adams, éd. Monsieur Toussaint Louverture, 505 p.

Watership Down m’a permis de vivre une aventure épique hors du commun auprès d’une troupe de lapins tous plus valeureux et courageux les uns que les autres. Richard Adams nous offre aussi une leçon de vie et d’écologie puisqu’il positionne son lecteur à hauteur de ces petits animaux sans cesse menacés, notamment par l’activité humaine.

4,5/5

Broadway Limited, Tome 2 : Un shim sham avec Fred Astaire de Malika Ferdjoukh, éd. L’École des loisirs, 480 p.

Après trois années d’attente et d’impatience, je n’en pouvais plus de guetter ce second tome. Sans surprise, je l’ai adoré. Malika Ferdjoukh nous offre un roman au rythme endiablé. Pas de temps mort pour nos héros, l’avenir n’attend qu’eux. C’est une nouvelle fois un régal de découvrir jeux de mots, répartie et fantaisie.

5/5

Présumée disparue de Susie Steiner, éd. Les Arènes, 540 p.

Malgré une intrigue prévisible, j’ai fini par apprécier ce premier tome des enquêtes de Manon Bradshaw. Les personnages, les dialogues, les thématiques fortes sont les grands points forts de ce roman. J’espère avoir l’occasion de découvrir la suite prochainement afin d’en apprendre encore un peu plus à propos de notre inspectrice hors du commun.

3,5/5

La loi de la mer de Davide Enia, éd. Albin Michel, 240 p.

Ce livre ne m’a pas laissée insensible. Les témoignages recueillis par Davide Enia concernant les drames de Lampedusa devraient passer entre les mains du plus grand nombre. Je retiendrai également tous les très beaux passages autobiographiques. L’auteur nous offre un peu de lui et nous interroge.

5/5

Une maison parmi les arbres de Julia Glass, éd. Gallmeister, 459 p.

Malheureusement, j’ai l’impression d’être complétement passée à côté de cette lecture et d’être restée en surface. Je n’ai jamais réussi à entrer totalement dans l’histoire ni à m’attacher aux personnages. Certains passages m’ont tout de même beaucoup plu, principalement les flashbacks. Dommage!

2/5

Les chroniques de St Mary, Tome 1 : Un monde après l’autre de Jodi Taylor, éd. Hervé Chopin, 350 p.

Ce premier tome n’est pas dénué de défaut. En effet le manque de détails et de descriptions techniques m’a parfois gênée. Cependant, je n’ai pas boudé mon plaisir et me suis laissée embarquer dans les folles aventures de l’institut historique St Mary. Un rythme effréné, de l’humour et des personnages hauts en couleur sont au rendez-vous.

4/5

Et… Des mangas en pagaille!

         

         

             

LECTURE EN COURS

LECTURES PRÉVUES EN Janvier

         

    

A très bientôt. en attendant, je vous souhaite un très bon début d’année!

Fanny

Présumée disparue de Susie Steiner

Résumé de l’éditeur : Une nuit, après une énième rencontre Internet ratée, Manon Bradshaw est envoyée sur une scène de crime. Edith Hind, étudiante à Cambridge, belle, brillante et bien née, a disparu. Peu d’indices, des traces de sang… Chaque heure compte pour la retrouver vivante. Les secrets que l’inspectrice Bradshaw s’apprête à découvrir auront des conséquences irréversibles, non seulement pour la famille d’Edith mais pour Manon elle-même.

Ce n’est pas un scoop si je vous dis que je suis assez friande de romans policiers britanniques. Présumée disparue est le premier tome d’une série mettant en scène une inspectrice de police au caractère bien trempé. Cette dernière est clairement le point fort de ce roman. En effet, nous la suivons entre son travail et sa vie privée. 39 ans, célibataire, sans enfant, quelle alternative lui reste-t-il dans une société où l’inverse de sa situation est portée aux nues? Désespoir et remise en question sont balayés par de petites étincelles qui viennent changer son existence. Susie Steiner développe des thématiques fortes dans l’air du temps.

L’enquête policière est plutôt intéressante mais assez prévisible. J’avoue avoir très rapidement deviné le dénouement de l’histoire. Malgré tout, les chapitres courts permettent à la romancière de maintenir un rythme soutenu. Nous alternons plusieurs points de vue entre Manon, l’un de ses collègues et quelques membres de l’entourage de la victime. Nous avons ainsi une bonne vue d’ensemble, mais nous avons surtout les révélations avant même la police. Les dialogues sont très bons, vifs et bien menés. Sans être d’une grande originalité, la forme est donc plutôt agréable à lire. De quoi passer quelques belles heures de lecture.

Sans être un coup de cœur et malgré une intrigue prévisible, j’ai fini par apprécier ce premier tome des enquêtes de Manon Bradshaw. Les personnages, les dialogues, les thématiques fortes sont les grands points forts de ce roman. J’espère avoir l’occasion de découvrir la suite prochainement afin d’en apprendre encore un peu plus à propos de notre inspectrice hors du commun et ses collègues.

Lu dans le cadre du Grand prix des lectrices Elle 2019.

Vous aimerez aussi découvrir :

  • Black-out de John Lawton
  • Les détectives du Yorkshire, Tome 1 : Rendez-vous avec le crime de Julia Chapman
  • Resurrection Row de Anne Perry

Fanny

La loi de la mer de Davide Enia / Rentrée littéraire 2018

 

Résumé de l’éditeur : Un père et un fils regardent l’Histoire se dérouler sous leurs yeux, dans l’immensité de la Méditerranée, à Lampedusa. La loi de la mer est le récit de la fragilité de la vie et des choses, où l’expérience de la douleur collective rencontre celle, intime, du rapprochement entre deux êtres. Pendant plus de trois ans, sur cette île entre Afrique et Europe, l’écrivain et dramaturge Davide Enia a rencontré habitants, secouristes, exilés, survivants. En se mesurant à l’urgence de la réalité, il donne aux témoignages recueillis la forme d’un récit inédit, littéraire et poétique, déjà couronné par le prestigieux prix Mondello en Italie. Après Sur cette terre comme au ciel, récompensé par le prix du Premier roman étranger, Davide Enia confirme son talent singulier et puissant.

Premier auteur italien à figurer sur le blog, Davide Enia nous propose ici un récit entre témoignage et autobiographie. Affranchi du filtre des médias, il donne d’abord la parole aux habitants, aux soignants, ou encore aux marins sans cesse confrontés au drame des migrants échoués sur l’île italienne de Lampedusa. Ils sont souvent oubliés malgré leur aide si précieuse. L’auteur leur permet d’épancher leur désarroi, leur impuissance mais aussi les quelques joies vécues pendant les sauvetages. C’est aussi le récit des fantômes qui vont et viennent comme le ressac incessant de la mer.

Cette expérience plus que marquante à Lampedusa a profondément changé Davide Enia. Cela se ressent fortement au fil des pages où la vie en général est remise en perspective. Ainsi l’auteur nous parle de son enfance, de sa famille mais aussi de l’Italie. Il est souvent question de son père et de son oncle. Ils forment un trio taiseux mais émouvant et attachant. L’amitié, les liens, la maladie, la perte, la parole, le déracinement forment les grandes lignes de ce livre. Les interrogations et les états d’âme de l’écrivain questionnent également les lecteurs que nous sommes.

Ce livre ne m’a pas laissée insensible. Pour le moment, le sujet des migrants semble relégué au second plan des médias mais divise toujours autant. Pourtant, ces drames quotidiens sont bel et bien une réalité pour des milliers de personnes. Les témoignages recueillis par Davide Enia devraient passer entre les mains du plus grand nombre. Je retiendrai également tous les très beaux passages autobiographiques.

Lu dans le cadre du Grand prix des lectrices Elle 2019.

Vous aimerez aussi découvrir :

  • Ici les femmes ne rêvent pas de Rana Ahmad
  • L’archipel d’une autre vie d’Andreï Makine
  • Le prince à la petite tasse d’Emilie de Turckheim

Fanny

Watership Down de Richard Adams

Résumé de l’éditeur : C’est dans les fourrés de collines verdoyantes que se terrent parfois les plus terrifiantes menaces. C’est là aussi que va se dérouler cette vibrante odyssée de courage, de loyauté et de survie. Menés par le valeureux Hazel et le surprenant Fyveer, une poignée de braves choisit de fuir l’inéluctable destruction de leur foyer. Prémonitions, malices et légendes vont guider ces héros face aux mille ennemis qui les guettent, et leur permettront peut-être de franchir les épreuves qui les séparent de leur terre promise, Watership Down. Mais l’aventure s’achèvera-t-elle vraiment là? Vous sentirez le sang versé. Vous tremblerez face aux dangers. Vous craindrez la mort. Et, par-dessus tout, vous éprouverez l’irrépressible désir de lutter à leurs côtés.

Aurais-je imaginé un jour suivre les folles aventures d’un groupe de lapins ? Je ne crois pas. Et pourtant, la littérature permet toutes les possibilités. Suite au succès de cette histoire auprès de ses filles, Richard Adams décide de la mettre par écrit. Dès sa parution en 1972, ce livre connait un grand succès et je comprends tout à fait pourquoi. J’ai donc foncé tête baissée dans ce roman hors du commun. Ce dernier nous propose une véritable aventure épique. Hazel et ses compagnons doivent affronter les dangers les plus sérieux à la recherche d’une certaine liberté et du bonheur. Le romancier dépeint la campagne du Hampshire grâce à de belles descriptions détaillées.

Richard Adams s’est beaucoup renseigné à propos de ses petits héros. Nous découvrons ainsi leur organisation, leur habitat, leur moyen de communication, leur reproduction, leur peur et leur défense. C’est passionnant! Ce roman est aussi une expérience puisqu’il permet au lecteur de se mettre à hauteur de lapin et de voir le monde à travers leurs yeux. Il possède donc une vraie portée écologique. C’est tout simplement terrorisant puisque le danger est partout présent, une existence sur le fil et sur un qui-vive permanent. A part quelques rares longueurs, j’avoue m’être facilement laissée porter par les mots de l’auteur. Mention spéciale au travail d’édition et aux illustrations de Mélanie Amaral.

Watership Down m’a permis de vivre une aventure épique hors du commun. La littérature repousse toutes les barrières et fait passer des messages. Richard Adams nous offre ici une leçon de vie et d’écologie. Quel crève-cœur de laisser derrière moi la garenne de Hazel et ses compagnons… Je suis impatiente de retrouver tous ces lapins dans la prochaine adaptation par la BBC.

Lu grâce à la masse critique Babelio et aux éditions Monsieur Toussaint Louverture.

babelioVous aimerez aussi découvrir :

  • L’extraordinaire voyage de Sabrina de P. L. Travers
  • L’œuf de Lennon de Kevin Barry
  • La femme d’argile et l’homme de feu de Helen Wecker

Fanny

Broadway Limited, Tome 2 : Un shim sham avec Fred Astaire de Malika Ferdjoukh

Résumé de l’éditeur : Janvier 1949. Six. Elles sont six à souffler sur leurs doigts quand le brouillard s’attarde sur New York. Avant de se réchauffer dans la cuisine de l’honorable pension Giboulée, où elles partagent aussi leurs rêves fous, leurs escarpins trop pointus et quelques pancakes joufflus. Un jour, elles seront comédiennes ou danseuses, et Broadway sera à leurs pieds. En attendant, Hadley, Manhattan, Page, Chic, Etchika et Ursula courent les théâtres, les annonces, les auditions, les cachets – New York est une ville fabuleuse à condition d’avoir des sparadraps dans son sac. Elles ont 19 ans ou à peine plus, et elles donneraient tout pour réussir, elles qui n’ont rien, en dehors de leur talent. Cela peut-il suffire dans cette Amérique d’après-guerre qui ne fait pas de cadeau ? Pas sûr. Mais si elles n’y croient pas, si elles n’y croient pas scandaleusement, qui y croira ?

Trois années d’attente afin de pouvoir déguster la suite des aventures des habitants de la pension Giboulée. Le temps fut bien long mais quel bonheur d’avoir enfin retrouvé toute cette ribambelle de personnages, toute cette agitation et le New-York de la fin des années 40. Malika Ferdjoukh nous offre un roman au rythme endiablé. Pas de temps mort pour nos héros, l’avenir n’attend qu’eux. Grâce à la fantaisie naturelle de la romancière, c’est une nouvelle fois un régal de découvrir jeux de mots et répartie. Les protagonistes possèdent un charisme fou et provoquent une empathie immédiate. Je nourris un attachement tellement fort pour eux que je suis déjà impatiente de bientôt les retrouver.

Malika Ferdjoukh nous fait passer par toute une palette de sentiments : joie, nostalgie, déception, émotion. Certaines scènes m’ont brisé le cœur. D’autres m’ont au contraire gonflée d’espoir. La romancière distille finement des élèments historiques comme la chasse aux communistes ou encore la ségrégation raciale. Ce roman est aussi l’occasion de croiser de nombreuses célébrités de cette époque. Je retiendrais l’apparition tonitruante de Billie Holiday et l’arrivée du fabuleux Fred Astaire. Avec magie, elle fait revivre toutes ces grandes figures de la scène artistique américaine des années 40 et 50. Les nombreuses références au cinéma et à la musique ne sont pas en reste.

Cela fait plusieurs années que j’admire Malika Ferdkoukh, son talent de conteuse et son sens de la répartie. Chaque lecture ne fait que confirmer ce sentiment. Un shim sham avec Fred Astaire apporte à son lecteur ce qu’il faut de magie, de rêve mais aussi d’un certain réalisme. Je ne peux qu’être reconnaissante envers cette écrivaine d’apporter autant de fantaisie dans nos vies d’adulte.

D’autres romans de Malika Ferdjoukh à découvrir :

  • Broadway Limited, Tome 1 : Un dîner avec Cary Grant 
  • Chaque soir à 11 heures
  • Fais-moi peur
  • Quatre sœurs
  • Taille 42

Fanny

Ásta de Jón Kalman Stefánsson / Rentrée littéraire 2018

Résumé de l’éditeur : Reykjavik, au début des années 50. Sigvaldi et Helga décident de nommer leur deuxième fille Ásta, d’après une grande héroïne de la littérature islandaise. Un prénom signifiant – à une lettre près – amour en islandais qui ne peut que porter chance à leur fille… Des années plus tard, Sigvaldi tombe d’une échelle et se remémore toute son existence  : il n’a pas été un père à la hauteur, et la vie d’Ásta n’a pas tenu cette promesse de bonheur. Jón Kalman Stefánsson enjambe les époques et les pays pour nous raconter l’urgence autant que l’impossibilité d’aimer. À travers l’histoire de Sigvaldi et d’Helga puis, une génération plus tard, celle d’Ásta et de Jósef, il nous offre un superbe roman, lyrique et charnel, sur des sentiments plus grands que nous, et des vies qui s’enlisent malgré notre inlassable quête du bonheur.

Second roman islandais à passer entre mes mains après La lettre à Helga de Bergsveinn Birgisson, Ásta fut une très belle surprise. Jón Kalman Stefánsson a su m’embarquer vers sa terre de glace si fascinante. Il nous propose de suivre plusieurs générations d’une même famille gravitant autour d’un personnage central, Ásta. Sans logique chronologique, le romancier nous raconte son histoire à la manière d’un puzzle à reconstituer. Les pièces s’assemblent finalement naturellement pour nous offrir un récit d’une grande force. Il n’est pas utile de tout saisir du premier coup, il suffit de se laisser porter par la superbe plume de l’auteur.

Ce roman  est l’occasion de découvrir une Islande encore repliée sur elle-même dont la jeunesse recherche une ouverture sur le monde sous l’œil soucieux des plus anciens. L’âpreté et la rudesse du climat et du relief sont également palpables. Elles sont à l’image de la vie difficile des protagonistes qu’un peu de douceur vient quelquefois soulager. Que ce soit Ásta, son père, sa nourrice, tous les personnages provoquent un réel intérêt ainsi qu’une empathie. Les souvenirs, la mémoire joueuse, les regrets sont autant de thématiques développées par Jón Kalman Stefánsson. Ce dernier distille également une certaine ironie à plusieurs reprises.

Je suis plus que ravie d’avoir découvert la plume et le talent de conteur de Jón Kalman Stefánsson. L’atmosphère, les personnages, la profondeur des différentes thématiques et le charme de l’Islande font de ce roman une lecture prenante et une œuvre marquante. De quoi donner envie d’aller plus loin avec cet auteur.

Lu dans le cadre du Grand prix des lectrices Elle 2019.

Vous aimerez aussi découvrir :

  • La maison des hautes falaises de Karen Viggers
  • Les reflets d’argent de Susan Fletcher
  • Soudain, seuls d’Isabelle Autissier

Fanny

Bilan de mes lectures : NOVEMBRE 2018 ~ Lectures à venir : DÉCEMBRE 2018

Dernière ligne droite avant de clôturer l’année 2018! L’effervescence autour des fêtes de fin d’année commence tout doucement à se faire sentir. En attendant les festivités, il est l’heure de faire le point sur les lectures du mois de novembre. Hormis le titre de Jirô Taniguchi, toutes font partie du Grand prix des lectrices Elle 2019. J’ai d’abord suivi le difficile parcours de Rana Ahmad pour fuir l’Arabie Saoudite, j’ai découvert le Japon rural du début du XXe siècle, j’ai suivi une jeune fille dans son rêve fou de remonter le temps, j’ai assisté aux états d’âme de deux écorchés vifs québécois et plusieurs générations d’une même famille islandaise m’ont raconté leur histoire.

Nombre de livres lus : 5

Nombre de pages lues : 1602

         

    


(Pour lire les chroniques disponibles, cliquez sur les couvertures)

Ici, les femmes ne rêvent pas de Rana Ahmad, éd. du Globe, 300 p.

Ici, les femmes ne rêvent pas est le genre de livre qui vous ouvre les yeux et vous indigne. Malgré un style un peu faiblard, je ne peux que vous conseiller de découvrir le parcours édifiant de Rana Ahmad pour fuir l’Arabie Saoudite. Il s’agit d’une véritable miraculée même si sa situation reste encore précaire.

4/5

Elle s’appelait Tomoji de Jirô Taniguchi, éd. Rue de Sèvres, 175 p.

Manga historique, Elle s’appelait Tomoji dépeint le Japon rural du début du XXe siècle. Avec des traits doux et une certaine liberté, Jirô Taniguchi déroule la jeunesse de Tomoji Uchida, fondatrice d’un temple bouddhiste. Pour ne rien gâcher, cette édition chez Rue de Sèvres nous offre quelques pages joliment colorisées.

4/5

La vraie vie d’Adeline Dieudonné, éd. l’Iconoclaste, 265 p.

Le premier roman d’Adeline Dieudonné est à mon sens une réussite. Il est aussi brutal que naïf, aussi sombre que lumineux. La romancière nous plonge dans un huis clos assez glauque au sein d’une cité pavillonnaire pour le moins morne. La jeune héroïne découvre la violence de l’existence mais aussi l’éveil de son corps.

4,5/5

Rivière tremblante d’Andrée A. Michaud, éd. Rivages, 366 p.

Malgré quelques longueurs, j’ai fini par apprécié ce roman. Andrée A. Michaud prend son temps et s’éloigne parfois du thriller pour nous offrir un roman davantage psychologique. Le vocabulaire québécois utilisé m’a tout de suite sauté aux yeux. Il apporte une vraie identité ainsi qu’une authenticité et un caractère à cette histoire.

4/5

Ásta de Jón Kalman Stefánsson, éd. Grasset, 496 p.

Jón Kalman Stefánsson a su m’embarquer vers sa terre de glace si fascinante. Il nous raconte son histoire à la manière d’un puzzle à reconstituer. Les pièces s’assemblent finalement naturellement pour nous offrir un récit d’une grande force. Sans logique chronologique, nous découvrons les générations d’une même famille.

5/5

Et… Des mangas en pagaille!

              

    

LECTURES EN COURS

    

LECTURES PRÉVUES EN DÉCEMBRE

         

         

A très bientôt. en attendant, je vous souhaite un joli mois de décembre!

Fanny