[Tag] Un dîner so british

Étant assez férue de jeux qui permettent d’animer un blog et de varier les publications, je reviens ce soir avec une petite animation. Ce tag est assez connu, il consiste à réaliser un plan de table avec des personnages et des personnes. En le proposant sur le forum Whoopsy Daisy, je lui ai ajouté une petite particularité car tous les noms cités sont britanniques. Vous allez voir, le dîner promet d’être animé! N’hésitez pas à reprendre l’exercice si vous le souhaitez, je serais curieuse de découvrir vos invités.

1. Une personne capable de cuisiner ou qui aime cuisiner : Mrs. Maguire dans Grantchester

2. Une personne qui a les moyens de financer la soirée : Nancy Mitford

3. Une personne capable de faire une scène : Mrs. Bennet (Ambiance!) d’Orgueil et préjugés de Jane Austen

4. Une personne drôle et amusante : Mr Bean

5. Une personne très sociable et populaire : Hugh Grant

6. Une personne méchante : Moriarty créé par Arthur Conan Doyle

7. Un couple : Bathsheba Everdene et Grabriel Oak dans Loin de la foule déchainée de Thomas Hardy

8. Un héros ou une héroïne : Jane Eyre du roman éponyme de Charlotte Brontë

9. Une personne sous-estimée : Daisy Robinson de Downton Abbey

10. Une personne de votre choix : Matthew Goode

Fanny

3 livres, 3 avis, 1 billet

Trois nouvelles chroniques groupées pour trois livres dont j’ai très envie de vous parler malgré le manque de temps pour rédiger des articles individuels. N’hésitez pas à commenter, je suis curieuse de connaitre vos avis à propos de ces trois ouvrages tous très différents les uns des autres.

Les chroniques de St Mary, Tome 1 : Un monde après l’autre de Jodi Taylor

A force de voir passer ce premier tome un peu partout depuis sa sortie et de lire des avis plutôt positifs, j’ai eu envie de découvrir cette saga tout droit venu du Royaume-Uni. Jodi Taylor nous embarque pour des aventures assez incroyables auprès d’historiens qui remontent le temps. Cet opus nous propulse en plein Crétacé ou sur un champs de bataille de la Première Guerre mondiale pour ne citer que ces exemples. Le manque de détails techniques et scientifiques est sûrement ce qui m’a le plus gênée. La romancière aurait donné encore plus de relief et de crédibilité à son roman en allant un peu plus loin. Cependant, je n’ai pas boudé mon plaisir grâce à un rythme effréné, de multiples rebondissements, une bonne dose d’humour et des personnages hauts en couleur.  Ce roman m’a procuré une belle pause au milieu de mes lectures pour le Grand prix des lectrices Elle.

My purple scented novel (Mon roman pourpre aux pages parfumées) de Ian McEwan

Cette nouvelle inédite est parue à l’occasion du 70e anniversaire de Ian McEwan. Il s’agit d’un souvenir de mon séjour à Jersey. J’avoue être amatrice de nouvelles, et surtout admirative du talent de certains auteurs dans cet exercice parfois périlleux. Les chutes pleines de sens ou tranchantes me réjouissent particulièrement. Le moins que l’on puisse dire est que ça ne rate pas avec My Purple Scented Novel. L’histoire commence gentiment avec une amitié d’enfance entre deux écrivains. Progressivement, les choses se gâtent. C’est gentiment cruel et carrément culotté. La chute est excellente, elle montre les méfaits que peuvent amener la création, la frustration et la jalousie. Ian McEwan décrit ainsi la perversité d’un homme tout à fait ordinaire. En très peu de pages, l’écrivain arrive à construire des personnages rapidement saisissables. Du même auteur, il me reste The Children Act et Opération Sweet Tooth dans ma pile à lire.

Berezina de Sylvain Tesson

Ce livre dormait dans ma pile à lire depuis un an et demi. J’ai réussi à l’en sortir grâce à un challenge du forum Whoopsy Daisy. Sylvain Tesson et quelques amis décident de relier Moscou à Paris sur les traces de la retraire de Napoléon suite à l’échec de la campagne de Russie. Agrippé à son Oural (side-car russe), l’aventurier nous raconte son périple entre froid paralysant, dangerosité de certaines routes et pauses bien méritées mais surtout bien arrosées de vodka. L’écrivain nous donne un véritable cours magistral d’Histoire à chaque endroit clé du parcours. Pour mon plus grand bonheur, il cite souvent Tolstoï qui a écrit sur la campagne de Russie dans Guerre et paix. Il en profite pour balayer les préjugés que nous nourrissons à propos des slaves et pour philosopher sur le voyage. Seul bémol : ce livre est trop court. Je serais bien restée auprès de Sylvain Tesson et de ses acolytes encore quelques dizaines de pages.

Vous aimerez aussi découvrir :

  • Watership Down de Richard Adams
  • On Chesil Beach de Ian McEwan
  • Soudain, seuls d’Isabelle Autissier

Fanny

Sirènes de Joseph Knox

Résumé de l’éditeur : Après une erreur qui aurait pu lui coûter sa carrière, c’est le déshonneur total pour le jeune inspecteur Aidan Waits. Mais ce déshonneur arrange bien ses supérieurs qui obligent Waits à mener une dangereuse opération d’infiltration au sein d’une organisation criminelle, la Franchise, gérée par le caïd de Manchester, Zain Carver. En parallèle, Waits est secrètement convoqué par un puissant homme politique pour retrouver sa fille, Isabelle, qui aurait fugué pour la énième fois. Waits se plonge alors dans le monde nocturne, sombre et violent de Zain Carver, un homme à l’image de Gatsby entouré de jeunes femmes dévouées. Il suit la trace d’Isabelle, qui compte désormais parmi les « sirènes » de Zain ; ces filles qui ondoient de club en club et font la collecte pour la Franchise. Mais la mission de Waits risque d’être compromise par sa liaison avec Cat, une des « sirène » aussi belle que mystérieuse. Zain Carver de son côté n’est pas dupe, et Waits, abandonné par ses supérieurs, ne tarde pas à découvrir qu’il a perdu pied et toute notion du temps. Comment peut-il sauver Isabelle, alors qu’il ne peut pas se sauver lui-même ?

Nouvel auteur sur la planète thriller, Joseph Knox nous propose ici un premier roman à la fois réaliste et sombre. Quelles sociétés parallèles et souterraines cache la quatrième ville du Royaume-Uni? Le romancier déploie sous nos yeux la face sombre de Manchester. La circulation de tous types de drogues même les plus frelatées est légion. La jeunesse dorée mais aussi démunie est la proie favorite des trafiquants. L’appel de la défonce est à l’image du chant des sirènes : irrépressible. Exit le tea time, le flegme anglais et les costumes en tweed. L’auteur ne nous épargne pas et introduit son lecteur dans un univers contemporain, réaliste et mafieux.

Le trafic de drogues est certes au cœur de l’intrigue mais l’auteur donne la part belle à un jeune inspecteur, Aidan, trainant de multiples casseroles derrière lui. Son passé est entrevu en de trop rares passages. Ces derniers permettent tout juste au lecteur de mieux appréhender ce personnage brisé, borderline et accro aux amphétamines. C’est bien dommage car j’aurais adoré en savoir plus sur lui. Il vit sans cesse sur la corde raide dans une ambiguïté assez malsaine et un discernement pour le moins singulier. N’essaye-t-il pas de refouler son mal-être en venant au secours de causes perdues? Peux-être l’apprendrons-nous dans le prochain volume.

Décidément, le Grand Prix des lectrices Elle nous propose une belle sélection de thriller à nous mettre sous la dent. Sirènes de Joseph Knox m’a beaucoup plu. Je retiendrai sa noirceur, son réalisme et les personnages tous plus paumés les uns que les autres. Je regrette seulement que l’auteur ne nous en dévoile pas davantage à propos d’Aidan Waits, anti-héros aussi brisé qu’ambigu.

Lu dans le cadre du Grand prix des lectrices Elle 2019.

Vous aimerez aussi découvrir :

  • City on fire de Garth Risk Hallberg
  • L’immeuble Christodora de Tim Murphy
  • L’œuf de Lennon de Kevin Barry

Fanny

Une maison parmi les arbres de Julia Glass / Rentrée littéraire 2018

Résumé de l’éditeur : Le jour où l’auteur vénéré de livres pour enfants Morty Lear meurt accidentellement dans sa maison du Connecticut, il lègue à Tomasina Daulair sa propriété et la gestion de son patrimoine artistique. Au fil des années, Tommy était devenue à la fois son assistante, sa confidente et le témoin de sa routine quotidienne, mais aussi des conséquences émotionnelles de son étrange jeunesse et de sa relation passionnelle avec un amant emporté par le sida. Lorsqu’un célèbre acteur engagé pour incarner Morty à l’écran se présente pour une visite prévue peu de temps avant la mort de l’écrivain, Tommy et lui sont amenés à fouiller le passé de Morty. Tommy s’interroge alors : connaissait-elle vraiment cet homme dont elle a partagé la vie durant plus de quarante ans ?

La maison d’édition Gallmeister m’a toujours beaucoup attirée. Jusqu’à maintenant, je n’avais découvert qu’un seul titre de leur catalogue. Je me souviens très bien avoir apprécié Une assemblée de chacals de S. Craig Zahler. Grâce au Grand prix des lectrices Elle 2019, j’ai pu lire Une maison parmi les arbres. Malheureusement, je dois vous avouer que mon avis est assez mitigé. Commençons par les points positifs. Julia Glass nous propose un récit entrecoupé de flashbacks teintés d’une certaine profondeur et de sens. Ils permettent de comprendre les personnages et d’entrevoir les évènements qui les ont forgés. Les nombreuses thématiques développées sont, elles aussi, intéressantes.

Passons maintenant aux élèments fâcheux ayant nourri mon opinion mitigée. La mise en place est poussive, relayée par quelques longueurs ensuite. Un ennui s’est donc rapidement installé pour finir par me suivre tout au long de ma lecture. J’ai, la plupart du temps, eu l’impression de ne faire que survoler les pages sans jamais vraiment entrer dans l’histoire ni ressentir les émotions qu’a voulu faire passer la romancière. Je suis également restée assez en retrait face aux personnages comme si une barrière m’empêchait de m’approcher et de m’attacher à eux. C’est ce qu’on appelle un rendez-vous raté. C’est bien dommage mais cela arrive.

J’ai malheureusement refermé ce livre en ayant l’impression d’être complétement passée à coté. Malgré des flashbacks prenants et des thématiques intéressantes, je suis restée en dehors de ce récit. D’autres lecteurs l’ont beaucoup aimé, peut-être que ce n’était simplement pas le bon moment pour moi. En tout cas, je ne peux que vous encourager à découvrir ce roman et vous faire votre propre opinion.

Lu dans le cadre du Grand prix des lectrices Elle 2019.

Vous aimerez aussi découvrir :

  • Animarex de Jean-François Kervéan
  • L’œuf de Lennon de Kevin Barry
  • Une assemblée de chacals de S. Craig Zahler

Fanny

Rituels d’Ellison Cooper

Résumé de l’éditeur : Spécialiste des neurosciences, Sayer Altair étudie pour le FBI les profils psychologiques de tueurs en série. Déroutée par une scène de crime très particulière, sa hiérarchie fait appel à elle. On vient de trouver, dans une maison abandonnée de Washington, le corps d’une jeune fille à qui l’on a injecté une drogue hallucinogène utilisée par les shamans d’Amazonie durant les cérémonies rituelles. Lorsque l’on découvre d’étranges symboles mayas sur les lieux, l’enquête se dirige vers un tueur aussi passionnant qu’insaisissable.

Je me régale en découvrant un peu plus de thriller grâce au Grand prix des lectrices Elle 2019. Je dois dire que l’équipe nous a concocté une jolie sélection avec des romans très réussis. Rituels d’Ellison Cooper ne déroge pas à la règle et a su me tenir en haleine jusqu’au point final. En effet, il s’agit d’un véritable page-turner. J’avoue avoir eu bien du mal à lâcher ce livre avant de connaitre enfin le fin mot de l’histoire. A la manière de grands films comme Seven de David Fincher, Le silence des agneaux de Jonathan Demme ou de séries bien connues, la romancière mélange sciences, profilage et croyances tout en maintenant une bonne dose de réalisme.

Ellison Cooper nous propose un découpage simple mais efficace : un lieu, un chapitre. Ces derniers sont courts et maintiennent un rythme soutenu. L’héroïne m’a beaucoup plu, elle est aussi déterminée dans sa traque du tueur en série qu’humaine. Ses failles et ses réactions sont intéressantes à observer. Les personnages secondaires ne sont pas en reste et bénéficient de belles descriptions. Il est vrai que l’ensemble reste très américain et très ancré dans la tradition du thriller où le FBI porte l’enquête, mais j’avoue n’avoir pas boudé mon plaisir et m’être laissé embarquer dans la poursuite pleine de rebondissements d’un véritable psychopathe.

J’ai beaucoup aimé ce premier tome des enquêtes de Sayer Altair. Nous faisons la rencontre d’une héroïne que la ténacité et les failles rendent humaine, attachante et intéressante. L’enquête n’est pas en reste, aussi flippante que fascinante. J’espère aller plus loin et découvrir une nouvelle intrigue avec le tome 2, Sacrifices, qui devrait sortir en France en 2019.

Lu dans le cadre du Grand prix des lectrices Elle 2019.

Vous aimerez aussi découvrir :

  • Dura lex de Bruce DeSilva 
  • Présumée disparue de Susie Steiner
  • Rivière tremblante d’Andrée A. Michaud

Fanny

Suzanne de Frédéric Pommier

Résumé de l’éditeur : Dans ce récit poignant, Frédéric Pommier explore la mémoire d’une femme lucide et battante, emblématique de sa génération. Il interroge la manière dont sont traités nos aînés, mais aussi les soignants. Avec humour et tendresse, il nous plonge dans une histoire d’amour et de transmission où, en dépit des drames et de la violence, triomphent le rire et la passion.

Ces derniers temps, je découvre beaucoup d’ouvrages de non-fiction. Celui-ci est surement l’un des plus forts. Frédéric Pommier, journaliste à France Inter, nous raconte la vie pour le moins mouvementée de sa grand-mère, Suzanne. C’est aussi le récit de l’entrée de cette dernière en EHPAD, sigle barbare désignant les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. Pour marquer l’avant et l’après, l’auteur construit son livre entre flashbacks et vie dans la maison de retraite. Le lecteur comprend très vite que rien ne sera plus jamais pareil pour Suzanne. Nous sommes témoin d’une certaine maltraitance ordinaire qu’après une vie bien remplie les personnes âgées ne devraient jamais subir. Et tout cela au nom de la rapidité, du manque d’effectif, de locaux inadéquats ou encore de l’économie.

Malgré tout, ce livre possède une grande part de lumière personnifiée par Suzanne. C’est une femme extraordinaire, pleine d’esprit et de ressources. Le lecteur découvre ses petites excentricités mais aussi son sens de la tradition. Les hauts et les bas l’ont forgée. Elle a su devenir une femme indépendante et autonome à une époque où ce n’était pas si évident. Petites et grandes anecdotes sont racontées avec beaucoup de bienveillance et d’humour. C’est ainsi que nous découvrons la famille soudée de Frédéric Pommier. Les souvenirs qui le lie à sa grand-mère dont il semble très proche sont également très émouvants à lire. Respectant sa devise, « sourire quand même », Suzanne garde la tête haute dans sa petite chambre et récompense la gentillesse de certains soignants par une œillade ou une parole réconfortante.

Le récit de Frédéric Pommier est fort et provoque la réflexion. C’est un manifeste contre la maltraitance ordinaire de nos seniors au sein des structures spécialisées mais aussi contre l’inadéquation de certaines prises en charge. Ces questions sont à solutionner d’urgence à l’heure où la population ne cesse de vieillir, phénomène qui n’est pas près de s’inverser. C’est aussi le récit d’une vie, celle de Suzanne. Elle a quelque chose d’universel et fait donc écho en chacun de nous.

Lu dans le cadre du Grand prix des lectrices Elle 2019.

Vous aimerez aussi découvrir :

  • Croquis d’une vie de bohème de Lesley Blanch
  • Ici les femmes ne rêvent pas de Rana Ahmad
  • Rebelles honorables de Jessica Mitford

Fanny

Le cercle de Caïn de Sophia Raymond

Résumé de l’éditeur : Une journaliste baroudeuse en pleine débâcle professionnelle et affective. Un corps qui réapparaît, miraculeusement conservé, 5 000 ans après une mort peu naturelle. Et L’Enfer de Dante… Clara Fischer, en flairant le scoop qui doit relancer sa carrière de grand reporter, n’a-t-elle pas sous-estimé le danger menaçant ceux qui approchent de trop près la momie des glaces ?

Après un premier roman plutôt prometteur, Sophia Raymond revient avec une nouvelle histoire parue en octobre. La romancière nous propose une intrigue entre enquête journalistique et archéologique. Elle s’inspire d’un fait réel, la découverte de la momie Otzï en 1991 dont les circonstances de la mort sont toujours aussi floues aujourd’hui. Sophia Raymond s’empare donc de cet évènement pour imaginer son histoire. Outre les multiples lieux que le lecteur parcourt, la montagne est clairement mise en lumière. Elle en devient presque un personnage à part entière. Elle est aussi majestueuse que cruelle, aussi ancrée dans le réel qu’enveloppée d’une indéniable aura.

Clara, mère-célibataire, tente tant bien que mal de concilier vie personnelle et vie professionnelle alors que sa carrière de journaliste est au point mort. Cette affaire est la chance qu’elle attendait pour redorer son blason mais elle devra faire attention à ne pas se laisser griser par un enthousiasme mal placé. La romancière développe son roman autour de civilisations anciennes, s’amuse à brouiller les pistes pour finir par dévoiler la vérité dans d’intenses dernières pages (un peu comme notre chère Agatha Christie finalement). J’ai pu ressentir une certaine prise de confiance dans l’écriture de Sophia Raymond. Cela fait plaisir d’être témoin de l’épanouissement d’une jeune écrivaine.

Sans être un coup de cœur pour moi, Sophia Raymond signe un nouveau roman prenant et intéressant. Elle embarque son lecteur sur les traces du destin bien mystérieux de la momie des glaces. Entre flashbacks, recueil de témoignages et enquête journalistique, la romancière tient en haleine son lecteur. Une chose est certaine, je surveillerais les prochaines parutions de Sophia Raymond. Je remercie d’ailleurs cette dernière pour l’envoi de son roman.

Vous aimerez aussi découvrir :

  • Le Cercle de Dinas Bran de Sophia Raymond
  • Soudain, seuls d’Isabelle Autissier
  • Venez, vous dont l’œil étincelle de Jean-Christophe Duchon-Doris

Fanny

Tops / flops – Bilan de l’année 2018

Je suis ravie de vous retrouver avec ce top-flop de l’année 2018. J’espère ainsi vous faire découvrir quelques titres. N’hésitez d’ailleurs pas à me dire ceux qui vous tentent le plus. Cette année, j’ai vécu de jolis moments mais aussi quelques coups durs. La vie est comme ça, elle vous donne autant qu’elle vous prend. En 2019, j’espère découvrir de nouveaux auteurs, continuer des sagas, faire un bilan de ma participation au Grand prix des lectrices Elle 2019, voyager un peu, reprendre la marche et profiter davantage des petites bonheurs de la vie.

C’est donc parti pour le fameux bilan!

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Voici les cinq romans qui ont fait mon année 2018. Sans surprise, Paul Auster est présent dans ce top. 4 3 2 1 est en récit ambitieux et très réussi. Après avoir passée plusieurs semaines avec les différentes versions d’Archibald Ferguson, la chute m’a laissée orpheline. Call me by your name d’André Aciman est une histoire d’amour hors du commun. Nous assistons à la naissance du sentiment amoureux entre Elio et Oliver, le tout enveloppé de sensualité et de la touffeur de l’été italien. C’est également un bel hommage à la musique et à la littérature. Un souvenir de lecture inoubliable! Le sujet de départ d’On Chesil beach de Ian McEwan ne fait pas forcémment rêver. Pourtant, l’auteur surprend en réussissant à porter un roman intense, réaliste et prenant, le tout en très peu de pages. Avec toutes mes sympathies d’Olivia de Lamberterie est LE coup de cœur parmi les coups de cœur. Quel livre et quelle entrée en littérature! Ce témoignage m’a brisé le cœur autant qu’il m’a fait espérer. J’ai l’impression d’avoir compris beaucoup de choses avec ces quelques 250 pages. La révolte de Clara Dupont-Monod m’a complétement embarquée aux côtés d’Aliénor d’Aquitaine pendant la seconde partie de sa vie. La romancière dépoussière le Moyen-Âge et le rend passionnant.

flops littérature              

Quelques petites déceptions sont venues agrémentées mon année 2018. Heureusement, elles sont peu nombreuses. J’étais vraiment ravie de découvrir un peu de littérature allemande avec Le goût sucré des souvenirs de Beate Teresa Hanika. Malheureusement, j’ai eu beaucoup de mal à suivre le récit qui m’a paru assez obscur et décousu. Castle Dor a la particularité d’avoir été commencé par Sir Arthur Quiller-Couch puis terminé par Daphne du Maurier. Le résultat est très inégal. C’est une première déception avec la romancière anglaise. Chien-Loup de Serge Joncour m’a laissée assez indifférence malgré les thématiques d’actualité. Les multiples répétitions ont fini de forger mon avis. Une maison parmi les arbres de Julia Glass est un roman au rythme assez particulier. Certains passages m’ont plutôt plu mais pas suffisamment pour totalement emporter mon adhésion. Je dois dire que je me suis pas mal ennuyée.

BD                        

Contrairement aux années précédentes, j’ai fait le plein de lectures graphiques notamment grâce aux mangas que je lis assidument depuis le milieu de l’année. Monet d’Efa et Rubio est une superbe bande dessinée sur l’existence mouvementée du maître de l’impressionnisme. Les couleurs sont superbes et rendent un bel hommage à ce mouvement pictural. Opération Copperhead m’a permis de découvrir un fait assez méconnu de la Seconde Guerre mondiale. Avec humour et talent, Jean Harambat nous propose un ouvrage graphique instructif et bien pensé. Le roman Quatre soeurs de Malika Ferjoukh fut une merveilleuse lecture. Quoi de mieux pour prolonger la magie que de plonger dans l’adaptation toute aussi merveilleuse en bande dessinée par Cati Baur. J’ai lu cinq tomes d’Isabella Bird de Taiga Sassa cette année. J’adore suivre cette aventurière anglaise dans le Japon reculé du XIXe siècle. J’espère que 2019 nous réservera la suite. Ma vie dans les bois de Shin Morimura est également une série de mangas que j’aime beaucoup. Cette fois, nous suivons le mangaka dans son retour à la nature et à une vie plus saine. C’est parfois technique mais toujours drôle et intéressant. Enfin, j’ai souhaité vous présenter un carnet de voyage avec Tokyo Sanpo de Florent Chavouet. L’angle pris par le dessinateur est très sympa et les dessins sont réussis. De quoi réaliser une belle balade dans Tokyo.

period drama                   

         

Je suis ravie d’avoir une fois de plus remplie mon année de period drama. C’est une excellente façon de se dépayser et se détendre. 2018 fut un bon cru avec pas mal de jolies surprises. Ordeal by innocence m’a beaucoup plu. Cette nouvelle adaptation d’un roman d’Agatha Christie par la BBC nous tient en haleine et nous intrigue jusqu’à la dernière minute. Little women (Les quatre filles du docteur March) est une très belle surprise. Mention spéciale à Maya Hawke qui crève l’écran et fait une Jo parfaite. Une nouvelle fois, j’ai retrouvé mon chouchou parmi les enquêteurs britanniques. Endeavour Morse est toujours aussi brillant et intéressant à suivre. La saison 3 des Durrells tient toutes ses promesses. Cette famille anglaise exilée à Corfou est une vraie bouffée d’air frais. A very english scandal est surement l’une des plus belle surprises de l’année 2018. Le casting réunit Ben Whishaw et Hugh Grant, le duo est d’ailleurs excellent. Tirée d’une histoire vraie, cette mini-série est aussi engagée que passionnante. Rien n’était gagné et pourtant Vanity fair a fini par me convaincre. Becky est prête à tout pour arriver à ses fins, même le pire. Mrs Wilson fait partie du haut du panier. Les trois épisodes dévoilent la vie de la grand-mère de l’actrice Ruth Wilson, entre espionnage et secret de famille. Enfin et sans surprise, la saison 2 de The marvelous Mrs Maisel est tout aussi réussie que la première.

Très belle année 2019 à tous! Qu’elle soit épanouissante et pleine de jolies découvertes. N’oubliez surtout pas de profiter des petits bonheurs du quotidien.

Fanny

Une vie de lectrice #6 : Noël et top 5

 

Cadeaux reçus à noël

Noël, son réveillon et son jour J ont toujours eu une importance particulière pour moi. Entre fébrilité et joie de retrouver ma famille, ce sont toujours des moments que je chéris particulièrement et que j’aime me remémorer. Je m’étais promis de ne mettre que très peu de livres sur ma liste au Père-Noël. Comme chaque année, ma tentative fut vaine. Pour preuve, voici les cinq titres déposés sous le sapin. Onibi, carnet du Japon invisible de l’Atelier Sento est une belle bande dessinée promettant de m’embarquer sur les traces de certaines croyances japonaises. Pour continuer avec la thématique japonisante, j’ai également reçu Au cœur du Japon, visages et paysages du Japon de Laurent Martein, Maaserhit Honda et Xavier Lefebvre. Il s’agit d’un beau livre sur le Japon contemporain rural et sur les personnes qui le font vivre. Cet ouvrage est tiré du documentaire Le Japon vu du ciel d’Arte. Edmond de Léonard Chemineau est une adaptation de la pièce de théâtre d’Alexis Michalik que je n’avais pas eu l’occasion de voir. Cela fait des année que je souhaitais découvrir Rosalie Blum (l’intégrale) de Camille Jourdy. La photo ne rend pas du tout hommage aux couleurs et au grain de la couverture. Pour finir, ma famille m’a offert un roman : Les chroniques de St Mary, Tome 1 : Un monde après l’autre de Jodi Taylor. Ce récit d’historiens voyageurs dans le temps me tentait depuis sa sortie. Je l’ai terminé et j’ai plutôt apprécié ma lecture.

Top 5 du second semestre 2018

Le début d’année est toujours l’occasion de faire divers bilans. Avant de vous proposer mon top/flop de l’année passée, je vous propose de découvrir les cinq titres que j’ai le plus apprécié lors du seconde semestre 2018. Le moins que l’on puisse dire est que cette sélection est sacrément éclectique : roman historique, témoignage et littérature jeunesse. Les déracinés de Catherine Bardon m’a fait découvrir un pan de la Seconde Guerre mondiale assez méconnu. C’est un exploit vu le nombre important de romans, films, séries et documentaires sur le sujet. Expiation de Ian McEwan est une pépite. Cet auteur a un don particulier pour la description, la psychologie de ses personnages et la chute de ses histoires. J’espère avoir l’occasion de découvrir bientôt d’autres romans de cet auteur britannique. Avec toutes mes sympathies d’Olivia de Lamberterie est LA révélation de mon année 2018. Quel talent, quelle spontanéité et quelle leçon de vie. La révolte de Clara Dupont-Monod est une lecture assez éloignée de mes habitudes. La romancière dépoussière le Moyen-Âge et nous fait redécouvrir la seconde partie de l’existence d’Aliénor d’Aquitaine sous un angle différent. Décoiffant et passionnant! Enfin et pour finir sur une note pleine de rythme et d’entrain, le second tome de Broadway Limited de Malika Ferdjoukh. C’est un vrai plaisir de retrouver ces personnages, cette fantaisie et le New-York artistique de la fin des années 40.

        

    

Et vous, quels livres avez-vous reçus à Noël? Quels sont vos romans favoris du second semestre 2018?

Fanny