37, étoiles filantes de Jérôme Attal

Résumé de l’éditeur : Sous le ciel étoilé de Paris, un jour de 1937, Alberto Giacometti n’a qu’une idée en tête : casser la gueule à Jean-Paul Sartre ! C’est cette histoire, son origine et sa trépidante conclusion, qui sont ici racontées. « Grognant dans son patois haut en couleur des montagnes, Alberto a déjà fait volte-face. Il est à nouveau en position sur le trottoir. Scrutant les confins de la rue Delambre. Pas du côté Raspail par lequel il vient d’arriver, mais dans l’autre sens, en direction de la station de métro Edgar Quinet. Rapidement, il repère la silhouette tassée de Jean-Paul, petite figurine de pâte à modeler brunâtre qui avance péniblement à la manière d’un Sisyphe qui porterait sur son dos tout le poids du gris de Paris et qui dodeline à une vingtaine de mètres de distance, manquant de se cogner, ici à un passant, là à un réverbère. “Ah, te voilà ! Bousier de littérature ! Attends que je t’attrape, chacal !” »

Cette chronique dort depuis six mois dans mes brouillons, il était grand temps de la terminer et de la publier. Jérôme Attal est un auteur que j’ai eu l’occasion de rencontrer en salon. Sa gentillesse et sa joie de vivre sont marquantes et le rendent instantanément attachant. Plusieurs de ses romans sont passés entre mes mains. Certains m’ont laissée sur ma faim, d’autres m’ont au contraire beaucoup plu. Les jonquilles de Green Park m’avait submergée d’émotion. 37, étoiles filantes fait également partie des belles surprises. L’auteur construit son roman autour de l’affront de Jean-Paul Sartre envers Alberto Giacometti. En effet, il aurait dit de lui « Ah, il lui est enfin arrivé quelque chose! ». S’ensuit une véritable chasse à l’homme afin d’en découdre et de rabattre le caquet du philosophe!

Jérôme Attal signe une comédie au rythme enlevé et à l’écriture vive. Les jeux de mots et les tournures de phrase cocasses ne sont pas en reste. Il appose ainsi sa patte si particulière pleine de fantaisie, d’esprit et d’absurde parfois. La course poursuite à travers le Paris bohème et artistique de l’entre deux-guerres nous permet de faire la connaissance de personnages hauts en couleur, à commencer par Jean-Paul Sartre et Alberto Giacometti. Ces derniers sont à un moment charnière de leur carrière, ayant tout juste acquis une certaine renommé. Ce roman est aussi une réflexion sur la liberté, sur la création et les tourments qu’elle génère. Les femmes ne sont jamais bien loin, aussi séduisantes que terriblement humaines.

37, étoiles filantes est une belle surprise. C’est avec une délicieuse fantaisie mais aussi avec beaucoup d’humour que Jérôme Attal nous conte la brouille entre Alberto Giacometti et Jean-Paul Sartre et nous fait découvrir le Paris artistique de l’entre deux-guerres. Le romancier confirme sont talent d’écrivain. J’aime son esprit, sa créativité et son sens de la répartie.

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