Les tendres plaintes de Yōko Ogawa

Résumé de l’éditeur : Ruriko est calligraphe. Fuyant la brûlure des infidélités de son mari, elle part s’installer seule en pleine montagne, dans le chalet de ses parents. Elle rencontre Nitta, pianiste reconverti dans la fabrication de clavecins. L’histoire simple, intense et profonde d’une femme en crise entre deux amours, entre deux vies. Sur l’indicible solitude des êtres et leurs relations fugitives, un roman riche en mystère où s’épanouit tout l’art d’Ogawa.

Depuis quelques mois, je cherche à découvrir la culture japonaise. Beaux livres, mangas, documentaires, films d’animation, tout y passe. Tout, sauf le roman que je n’avais encore jamais tenté. Lors d’une visite impromptue en librairie, je suis tombée complétement par hasard sur ce livre. Après lecture de la quatrième de couverture, je n’ai pas réfléchi longtemps avant de le glisser dans mon panier. Grand bien m’en a pris puisque je me suis régalée de bout en bout. Les tendres plaintes est un livre sur la remise en question et sur la façon de rebondir dans une vie parfois décevante. Yōko Ogawa nous propose une histoire tout en nuance, subtile et à fleur de peau.

La romancière possède une plume d’une grande sensibilité faite de phrases brèves. Les personnages franchement amochés par la vie nous apparaissent auréolés d’une certaine sérénité et d’une résilience à toute épreuve. La nature, le silence, l’éloignement de la civilisation est au centre de l’intrigue. Cette atmosphère montagneuse salvatrice répare les corps et les esprits malmenés. C’est aussi un Japon traditionnel qui nous est donné à voir. En effet, l’héroïne est calligraphie et ses voisins confectionnent des clavecins à l’effet étonant. La déférence et le respect à la japonaise sont également palpables. Autant d’élèments qui permettent un dépaysement littéraire.

Vous l’aurez compris, c’est un joli coup de cœur pour cette première incursion en littérature japonaise. L’atmosphère, les personnages, la culture japonaise m’ont fascinée. J’aime cette idée de la nature réparatrice et de l’isolement pour mieux se retrouver et rebondir. Je suis preneuse de tous vos conseils de romans japonais. J’espère réitérer l’expérience bientôt.

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Fanny

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