Chi : une vie de chat, Tome 1 de Konami Kanata

501 CHI-UNE VIE DE CHAT GRAND FORMAT T01[MAN].indd

Résumé de l’éditeur : Il faisait beau, on se promenait tous ensemble. Et puis, d’un coup, ma maman n’était plus là. Heureusement, des humains m’ont trouvé et emmené chez eux. C’est super, il y a plein de bêtises à faire dans leur appartement… Miaaa !

Ce manga devenu culte a fait l’objet d’une réédition toute récente dans un format un peu plus grand que l’originel. Il s’agit d’une histoire tout mignonne d’adoption d’un chat. Ce livre plaira aux amoureux et heureux propriétaires de chats qui se retrouveront forcément dans certaines anecdotes. Mais il plaira aussi au plus jeune. En effet, il peut être une bonne base pour expliquer qu’un animal n’est pas simplement un objet ni un jouet mais que c’est un être qui a besoin que l’on s’occupe de lui et donc demande une certaine responsabilité.

PlancheA_118021

Sa couverture souple est bien agréable en main. Les couleurs vives et les dessins très expressifs nous tiennent forcément attentifs. Il y a de l’action, on ne s’ennuie pas ! C’est vrai, il n’y a que très peu de texte. Le temps de lecture est extrêmement court même en s’attardant un peu sur les planches. Je suis donc un peu restée sur ma faim. Mais comment ne pas s’attacher à ce petit chat aussi farceur que câlin. J’avoue que je me suis laissé attendrir. Le tout est traité avec beaucoup d’humour malgré quelques pincements au cœur par moment.

J’ai passé un bon petit moment de lecture avec ce premier tome des aventures de Chi. J’essaierais de lire la suite car ma curiosité est attisée. Et puis c’est toujours drôle de retrouver certaines expériences vécues avec son animal. Des souvenirs sont en sont ravivés.

Lu grâce à la masse critique Babelio et aux éditions Glénat

massecritique     glenat

 Fanny

Un océan d’amour de Wilfrid Lupano et Grégory Panaccione

Couv_227927

Résumé de l’éditeur : Chaque matin, Monsieur part pêcher au large des côtes bretonnes. Mais ce jour-là, c’est lui qui est pêché par un effrayant bateau-usine. Pendant ce temps, Madame attend. Sourde aux complaintes des bigoudènes, convaincue que son homme est en vie, elle part à sa recherche. C’est le début d’un périlleux chassé-croisé, sur un océan dans tous ses états. Une histoire muette avec moult mouettes.

Cette bande dessinée me tentait énormément depuis sa sortie. Entre les premiers visuels dévoilés et les avis élogieux, je ne pouvais passer à côté. Je me suis tout de suite prise au jeu de cet ouvrage muet. En effet aucun texte n’est présent : ni narration, ni dialogue. J’avoue m’être beaucoup amusée à imaginer les paroles avec les intonations qui vont bien et autres onomatopées dans ma tête. L’histoire est une vraie aventure qui bouscule la vie et les habitudes d’un vieux couple de bretons. Il y a du rythme et des rebondissements. Le tout est drôle, attendrissant mais aussi dramatique parfois. Le scénario est écrit d’une main de maître.

21099_unoceandamour198

Les planches sont superbes. Nous allons de petites vignettes en dessins en pleine page. Il n’y a ainsi aucune monotonie. Le rythme est sans cesse relancé. Chaque page nous donne l’occasion de découvrir tout plein de détails que les auteurs ont inséré ici et là. Les dessins sont superbes à la fois simple et travaillé. Le grain de l’ensemble est agréable à regarder. Les couleurs sont bien choisies avec ces camaïeux de bleu, de vert, de jaune. Le fait qu’il n’y ait aucun texte nécessite forcément de trouver une contrepartie afin que le lecteur comprenne ce qu’il se passe. Les expressions des personnages pallie en grande partie à ce manque.

Le parti pris est original et complétement assumé. Le challenge est une réussite. Cette bande dessinée muette est un petit bijou. Qu’il s’agisse du scénario, de l’ambiance, du dessin ou des couleurs, tout est soigné et pensé. A déguster !

Lu dans le cadre de « La BD fait son festival » par PriceMinister-Rakuten.

BDFestival

Fanny

Maggy Garrisson, Tome 1 : Fais un sourire Maggy de Lewis Trondheim et Stéphane Oiry

BD-Maggy-Garrison-T1Résumé de l’éditeur : Même dans l’agence miteuse d’un détective alcoolique, un boulot, ça reste un boulot. Et depuis le temps qu’elle en cherche un, Maggy Garrisson veut bien faire quelques concessions. D’autant qu’il y a toujours moyen de se faire quelques billets, quand on est prêt à aider son prochain et qu’on sait faire preuve d’un minimum de présence d’esprit. Ce qui semble d’ailleurs sacrément manquer à Anthony Wight, son patron, qui s’est fait passer à tabac cinq jours après qu’elle eut commencé à travailler pour lui et qui ne reprend connaissance que pour lui demander de lui apporter son vieux portefeuille à l’hôpital. Menue monnaie, facturette, reçu de parking, coupons pour une salle d’arcade… Pas de quoi faire le déplacement, et pourtant, quand Maggy constate qu’elle est suivie dans la rue, elle flaire le coup fourré. Car sous leur aspect anodin, les coupons semblent susciter une vraie convoitise.

Dès sa sortie, j’ai souhaitais découvrir cette bande-dessinée. Le résumé et le style de la couverture m’ont tout de suite attirée. Cette histoire est ancrée dans le réel de nos sociétés, entre chômage et personnages parfois blasés. L’héroïne a un physique différent des canons dont on nous abreuve les yeux dans les médias. Par ce biais il est facile de s’identifier à Maggy car finalement elle peut être n’importe laquelle d’entre nous. Mais elle est également unique en son genre par ce petit quelque chose qui dénote. En effet, elle est franche, culottée, vive et ne semble avoir peur de rien. Elle semble parfois complétement inconsciente des conséquences de ces actes et est une opportuniste née. C’est donc un personnage original qu’on prend plaisir à suivre.

Maggy-Garrisson-T1-Fais-un-sourire-Maggy-3L’ambiance générale est assez sombre. Les couleurs choisies sont souvent foncées même si du rouge-orangé vient quelque fois contrebalancer le tout. J’avoue avoir beaucoup aimé le dessin sobre, sans fioriture mais expressif de Stéphane Oiry. Les dialogues sont bien sentis. Certaines phrases vont rester cultes. Même si le rythme est présent notamment grâce à un récit à suspens et à pas mal de mystères, il manque à mon avis d’un peu de peps ou d’un petit quelque chose pour faire totalement décoller le lecteur et l’histoire. C’est donc pour cette raison que j’ai une certaine hâte de lire le tome 2. Je souhaite ainsi en découvrir un peu plus Maggy et voir ce que les auteurs vont nous concocter.

Malgré un petit manque de peps pour me faire totalement adhérer à ce premier tome, c’est dans l’ensemble une réussite. Maggy Garrisson est un personnage atypique, les dessins sont réussis et l’ambiance bien marquée. Je suis curieuse de découvrir la suite.

Fanny

Au bonheur des dames : petit imagier des vêtements de Anne-Sophie Tilly et Amélie Videlo

97074Résumé de l’éditeur : Mon premier Zola! Parapluie, costumes, chapeaux… Un imagier des vêtements inspiré du célèbre roman d’Émile Zola. Entrez au Bonheur des dames et découvrez les trésors des rayons des grands magasins. Où trouver des boutons, un manteau et des chaussures ? Au bonheur des dames bien sûr ! Entrez donc et laissez-vous guider dans les rayons du grand magasin. « Litté Merveilles » : une collection d’imagiers pour les tout-petits en hommage aux classiques de la littérature !

Cet album pour bébé met à l’honneur un grand classique de la littérature française du XIXe siècle : Au bonheur des dames d’Emile Zola. La présentation des deux héros du roman, Denise Baudu et Octave Mouret, mais aussi des employés du grand magasin et des clients n’est que visuel. Cet album nécessite donc les explications d’un adulte pour remettre le contenu dans le contexte du roman originel. Cette absence de texte à proprement parler permet une certaine liberté mais aussi une imagination de la part du conteur. Il peut ainsi se détourner de l’œuvre de Zola s’il le souhaite.

20141116_105936Les couleurs vives tiendront à coup sur vos bambins en éveil. Ils seront ainsi attentifs aux détails qui composent chaque illustrations. Les dessins sont mignons comme tout. La couverture et les pages en carton très épais en font un objet solide prêt à subir toutes les manipulations pas toujours très douces des plus petits. C’est une bonne façon de faire des découvertes à propos d’une autre manière de s’habiller mais aussi des éléments qui composent une tenue.

Ce joli petit livre permet de découvrir l’univers du roman d’Emile Zola et la mode tout en douceur et d’une manière originale. C’est aussi l’occasion d’un partage entre les parents et l’enfant à qui sera racontée l’histoire de Denise et d’Octave ou une tout autre.

Lu grâce à la masse critique Babelio et aux éditions Marmaille et compagnie.

N’hésitez pas à aller visiter le site d’Anne-Sophie Tilly :

     logo-marmaille

Fanny

La vie sans mode d’emploi : Putain d’années 80! de Désirée et Alain Frappier

9791090566118_cg

Résumé de l’éditeur : « Rien ne se passe comme je l’imagine. Sans doute parce que ma première erreur fut une erreur de parcours. A 18 ans, “ je suis montée à Paris » et Paris n’est pas Hollywood. » La vie sans mode d’emploi-Putain d’années 80 !, c’est la vie d’une fille qui se trompe de parcours, persuadée qu’une pluie de roses va tomber du ciel le soir de l’élection de François Mitterrand. Une fille qui, devenue mère, met de côté ses rêves pour créer une entreprise. Une fille dont les espoirs se heurtent à la réalité du « tournant de rigueur » imposé par la gauche dès 1983.
La vie sans mode d’emploi, c’est un clin d’œil à Georges Perec, pour une décennie qui s’écoule dans un immeuble parisien où chacun cherche son futur et se désole de son passé.
Dans cette histoire faussement légère dont les véritables héroïnes sont ces putains d’années 80, porteuses de tant de promesses qui finiront par se vendre au plus offrant, les auteurs ont puisé dans les archives des années 80.

Ce roman graphique est une superbe découverte. Lors du salon Le livre sur la place en septembre 2014, je me suis arrêtée par hasard sur le stand de Désirée et Alain Frappier. J’ai feuilleté ce livre. La sympathie des auteurs a fini de me convaincre et je l’ai finalement acheté. L’histoire est largement autobiographique. Nous suivons Désirée qui tente sa chance à Paris en essayant de faire de la confection de vêtements son métier. C’est le témoignage de toute une époque. Mais toute personne de toute génération confondue peut se reconnaitre car certains thèmes sont universels comme la difficulté de se loger, de trouver du travail, d’être une jeune mère, de la vie de couple, de croire en nos gouvernants. Les auteurs nous donnent à voir les années 80 d’une façon très intéressante grâce au contexte culturel, aux désillusions politiques, au soulèvement de quelques protestataires qui ont du mal à faire entendre leur voix.

Maintenant parlons esthétisme. Les dessins d’Alain Frappier sont précis. Il a su insérer tout plein de détails à déceler qui nous permettent une plongée totale dans ces années 80. Le tout est en noir, blanc et gris. La mise en page est soignée et originale. Chaque page est unique. En effet, les vignettes s’adaptent au récit. Elles changent de forme et de place. Ceci apporte une bonne dynamique à l’ensemble. Il y a beaucoup de textes que ce soit sous forme de dialogues, de monologues ou de narration. Ce roman graphique met du temps à être lu. Il se déguste et se découvre. La couverture rigide et solide en fait un bien bel objet à avoir dans sa bibliothèque. Cette bande dessinée a définitivement du style et une vraie personnalité.

Je ne regrette en rien cette découverte due au pur hasard. Je ne peux que vous conseillez très vivement la lecture de ce roman graphique qui est une petit pépite. Les auteurs ont déjà publié Dans l’ombre de Charonne en 2012 et Le choix est à venir en janvier 2015.

Fanny

Un petit goût de noisette de Vanyda

IMG_1418Résumé de l’éditeur : Quel est le cri de l’ours en néerlandais ? Qu’est-ce qu’un moment parfait ? Est-ce qu’on meurt tous les soirs pour renaître le lendemain matin ? Telles sont les questions existentielles que se posent les personnages de «Un petit goût de noisette», chacun à sa manière cherchant dans la rencontre de l’autre, le reflet de ses interrogations, une épaule sur laquelle se poser, ou tout simplement l’amour… Chacun, comme un écureuil à la recherche de la plus belle noisette ! Un très joli recueil d’histoires d’amour ! Les personnages des différentes histoires se croisent et se recroisent d’une histoire à l’autre. Certaines histoires sont vraies, d’autres sont inventées. Cela vous prend aux tripes, vous fait rêver… Vous avez des papillons dans le ventre et à d’autres moments, vous versez une larme…

J’ai découvert cette bande dessinée sur différents blogs. Les avis élogieux ont fini de me convaincre de découvrir tous les récits que recèlent ce livre. Plusieurs collaborateurs ont écrit certaines histoires auxquelles Vanyda a donné forme. Nous suivons plus d’une dizaine de personnages les uns après les autres. Leurs destins s’entrecroisent si bien que nous retrouvons certains d’entre eux dans la vie d’un autre. Ceci demande une bonne gymnastique pour retenir tous les prénoms et les histoires de chacun. Les planches qui sont confiés à chaque des protagonistes sont plus ou moins longues. Mais ce n’est pas le nombre de page qui compte mais bien l’intensité de ce qui nous est raconté car ici il s’agit d’histoires d’amour, d’amitié ou de parcours de vie.

La couverture est très séduisante avec ces couleurs tantôt douces tantôt vives et ce dessin. C’est déjà une belle promesse pour la suite. Les illustrations sont franchement réussies : sans prétention et sobres. Je pense que ceci ajoute encore un charme supplémentaire à l’ensemble. Toutes les histoires ont une couleur propre qui casse le côté noir et blanc. Même si chaque anecdote possède sa part d’émotion, de sens et de réflexion, certaines m’ont moins touché que d’autres. J’avoue avoir eue une nette préférence pour celle de Corentin et d’Éléonore. Barnabé m’a plutôt faire sourire par sa quête et ses échecs. Il est très attachant. Le tout reste doux et sensible. C’est agréable à lire et à découvrir.

Même si toutes les histoires ne m’ont pas totalement embarqué, cette lecture fut une belle découverte. La sensibilité de chaque récit m’a plu ainsi que les messages transmis. Je ne connaissais pas du tout cette dessinatrice mais son travail m’a convaincu. Je réitérerais surement l’expérience si j’en ai l’occasion.

Lu en lecture commune avec Bianca.

Fanny

Lotte, fille pirate de Sandrine Bonini et Audrey Spiry

9782848657028_cgRésumé de l’éditeur : Lotte n’est pas une fille comme les autres : dès qu’elle met un pied hors de la ferme de ses parents, en pleine savane africaine, elle file dans son repaire secret retrouver son ami le toucan, Igor l’oiseau de feu – grand danseur de son état. Elle n’a peur de rien, Lotte : ni d’Achille le lion ni d’Horace l’énorme éléphant. Avec eux, elle mène une existence de pirate entre réel et imaginaire, explorations magiques et collections de trésors trouvés dans la nature. Jusqu’au jour où la rivière, la vraie, déborde encore plus que son imagination…

Aujourd’hui je vous présente un album que je souhaitais découvrir depuis sa sortie. Il a déjà reçu de nombreux éloges. Je comprends enfin pourquoi puisqu’il s’agit d’une très belle surprise. Cet ouvrage fait la part belle aux illustrations qui sont justeLotte-p12-13 sublimes. Il n’y a pas d’autre mot. Les couleurs vives et les dessins m’ont franchement emballé. Je tire d’ailleurs mon chapeau aux deux auteures qui ont fait un superbe travail. Le tout est créatif, original et sensible. La nature, ses animaux et sa flore sont également bien représentés et mis en avant dans des planches pleines de vie. Ces dernières apportent une ambiance toute particulière à la fois exotique et rêveuse.

Nous découvrons puis suivons Lotte dans sa vie de petite pirate et d’aventurière. Elle n’a d’yeux que pour sa cabane et en vient même à se retirer du monde et de toute sociabilité. Elle va en faire les frais et va vite se rendre compte de l’importance d’être entouré. Elle va également faire une rencontre qui va changer sa vie et lui faire découvrir de nouveaux sentiments. Plusieurs morales sont donc insérées subtilement pour les plus ou moins jeunes. Cette petite fille et son entourage animalier sont attachants. J’ai vraiment aimé la fin qui nous permet de quitter cet univers sur une jolie note.

Je suis certaine que le jeune public mais aussi les adultes y trouveront leur compte. Cet album m’a conquise. C’est donc sans hésité que je m’y replongerais afin de poursuivre un peu plus l’aventure en compagnie de la pétillante Lotte.

Sans titre-1Fanny

La guitare de Django de Fabrizio Silei et Alfred

couv-guitare-de-Django

Résumé de l’éditeur : Mais où est passé Django ? Tous les soirs, c’est la même chose : ce joueur de banjo d’à peine 18 ans est insaisissable. Pourtant, le tout- Paris des années folles l’attend ! Alors que le jeune prodige va signer son premier gros contrat, c’est le drame : sa roulotte brûle et ses espoirs avec. Il ne pourra plus jamais pincer les cordes trop dures du banjo… C’est là qu’un personnage inattendu entre en scène : une guitare, celle qui va changer sa vie et l’histoire du jazz, cadeau de son frère sur son lit d’hôpital. Elle nous raconte elle-même l’incroyable renaissance du génie…

Ce livre fait la part belle aux illustrations. Parlons donc des dessins et de la coloration. Les traits sont vifs et sans fioritures. Une palette de couleurs revient dans presque chaque planche : un camaïeu de bleu, de rouge, de rose, de gris. L’histoire débute sur le contexte du Paris de la première moitié du XXe siècle et va jusqu’au moment où Django perd plusieurs doigts dans un incendie. C’est à ce moment qu’il invente une nouvelle technique pour jouer du jazz manouche et qu’il connait une grande célébrité malgré son inconstance.

guitare-de-django-p14-15La narratrice n’est autre que la guitare de Django. Elle nous parle de son musicien avec beaucoup de tendresse et de bienveillance. Les textes sont poétiques, doux et empreints d’une certaine sensibilité. Plusieurs phrases ou paragraphes se terminent avec des onomatopées telles que « TIP TAP ! TIP TAP ! » par exemple. J’imagine parfaitement des parents lisant ce livre à leurs enfants en y mettant une mélodie ou des intonations particulières. En seulement 40 pages les auteurs ont su donner une intense tonalité à leur ouvrage.

Un livre que j’ai adoré parcourir de bout en bout. C’est un excellent moyen de faire découvrir aux plus jeunes ce virtuose du jazz manouche ainsi que son caractère hors norme. Le seul défaut ? Ce roman graphique est court, beaucoup trop court… Arrivé à le dernière page, on aimerait poursuivre le voyage encore un peu. Une réussite, je suis séduite !

Sans titre-1Fanny

Mauvais genre de Chloé Cruchaudet

mauvais-genre-1418201-616x0

Mauvais genre raconte la vie de Paul, un soldat français durant la Première Guerre mondiale qui fait le choix de déserter. Afin de ne pas finir parmi un peloton d’exécution, il décide de se travestir en femme et ainsi éviter de se cacher pendant de longues années. Son couple avec Louise sera mis à mal jusqu’à une descente aux enfers.

Ce roman graphique a fait beaucoup parlé de lui notamment grâce aux commémorations du centenaire de la guerre 14-18 mais aussi à son prix au festival BD d’Angoulême. C’est donc tout naturellement que j’ai eu envie de découvrir cette histoire. J’avoue ne pas avoir été préparée à ce que j’allais lire. J’ai été surprise du début à la fin par la tournure de l’intrigue. Au fil des pages, un glissement s’opère. Certains passages sont violents, sordides mais aussi terribles. Des thèmes finalement très actuels sont abordés notamment le genre et l’identité. Paul se prend au jeu d’être une femme à part entière. Ceci le mènera dans des situations inattendues. Les souvenirs de la guerre le suivent à chacun de ses pas et n’arrangent pas ses affaires.

cruchaudet_2

Les planches sont sombres : du noir, du blanc, du gris, du bleu foncé. Il n’y a finalement que le rouge d’un vêtement ou d’un drapeau qui ressort de temps en temps ; la couleur du sang, de la passion, de la douleur, de la féminité aussi. Les dessins m’ont également convaincu. Ils sont à la fois simples et éloquents. L’objet-livre est très beau avec sa couverture rigide et son illustration ainsi que la garde de couleur (il me semble que cet élément s’appelle comme cela) d’un rouge vif qui annoncent déjà le contenu.

Il s’agit d’un roman graphique surprenant et qui ne laisse pas indemne. C’est parfois dur, violent, poignant, déroutant et dramatique. Le scenario inspiré de faits réels nous tient en haleine. Une réussite sur un sujet et un contexte pas si facile que cela à aborder.

Lu dans le cadre du challenge Première guerre mondiale de Claire.

3257094219Lu grâce à Priceminister et à la librairie Pages Après Pages.

ban_op

Fanny

Les Quatre de Baker Street, Tome 1 : L’affaire du rideau bleu de Jean-Blaise Djian, Olivier Legrand et David Etien

9782749304373-L     4BakerStreet02

Tous les 19 de chaque mois, Lou nous propose dans le cadre de son challenge British Mysteries un thème commun. Ce mois-ci, ce sont les bandes dessinées qui sont à l’honneur. Pour ma part, j’ai choisi le premier tome d’une série qui a son petit succès. C’est ainsi que nous faisons la connaissance de trois jeunes garçons livrés à eux-mêmes dans un Londres victorien occupé par de nombreux malfaiteurs.

Billy, Black Tom et Charlie vont vite devoir regrouper leur courage afin de retrouver Betty, victime d’un rapt. C’est ainsi que commence une enquête vraiment bien menée et intéressante. Il y a du rythme et de l’action. Les personnages ont chacun un caractère bien marqué. D’ailleurs, en ce qui concerne Tom, son impulsivité et son côté sanguin lui joueront des tours. J’ai beaucoup aimé la rencontre de ces trois garnements avec Sherlock Holmes en personne. En effet, les garçons l’aident dans certaines de ses enquêtes.

L’ambiance générale est une réussite. Il en va de même pour les dessins. En effet, les traits sont fins. Ils permettent de nous proposer des planches pleines de détails. Le contexte historique du Londres de la fin du XIXe siècle est bien retranscrit. J’ai apprécié le parti pris des auteurs de nous proposer une bande dessinée colorée qui va à l’encontre des codes habituellement utilisés pour représenter cette période : de la brume, des couleurs sombres, un univers peu rassurant finalement.

Voici donc une BD avec laquelle j’ai passé un bon petit moment. On a envie d’en savoir plus et vite. J’espère pouvoir me procurer le second opus.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle et du challenge British Mysteries.

   2168108069

Fanny