Bilan de mes lectures : MAI 2019 ~ Lectures à venir : JUIN 2019

Le joli mois de mai est déjà derrière nous. La nature se réveille tout comme les envies de lecture au jardin. L’aventure du Grand prix des lectrices Elle 2019 est terminée. Je suis ravie de retrouver mon rythme de lecture, mes livres et mes balades en librairie pour dénicher de futures pépites. Le mois dernier j’ai rencontré des personnages hors du commun et hors du temps, j’ai redécouvert l’effet salvateur de la nature, j’ai assisté à la folie d’un homme face à la mort, j’ai assisté aux dégâts de l’esclavage, j’ai suivi Vanessa et Virginia sur un bout de chemin, je me suis retrouvée sous le patronage de Shakespeare et j’ai passé un très beau moment aux cotés de Ruriko.

Nombre de livres lus : 7

Nombre de pages lues : 3060


(Pour lire les chroniques disponibles, cliquez sur les couvertures)

Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, éd. Folio, 600 p.

Je suis ravie d’avoir découvert ce roman malgré les circonstances et quelques longueurs. Petit à petit, je me suis passionnée pour l’histoire, les personnages et la plume impressionnante de Victor Hugo. Notre-Dame de Paris est un récit dense et sombre qu’il serait sûrement impossible d’écrire aujourd’hui.

4,5/5

Le bruissement des feuilles de Keren Viggers, éd. Les Escales, 432 p.

Ce nouveau roman possède une sensibilité à fleur de peau qui a su me toucher et m’émouvoir. Les personnages principaux m’ont tout de suite été sympathiques. Karen Viggers est une femme d’engagement. L’écologie, si chère à son cœur, est toujours au centre de l’intrigue de ses romans. Le bruissement des feuilles ne fait pas exception.

4,5/5

Simetièrre de Stephen King, éd. Le livre de poche, 636 p.

Simetièrre est le tout premier roman de Stephen King que je découvre. Ma lecture est une agréable surprise. La première partie nous intègre à la vie quotidienne des Creed et aux croyances indiennes. Le romancier prend son temps, détaille chaque évènement et discoure sur la mort. Ensuite, le ton change complètement vers plus de noirceur.

4,5/5

Les confessions de Frannie Langton de Sara Collins, éd. Belfond, 408 p.

Les confessions de Frannie Langton recèle des thématiques fortes, des sujets complexes et une plume agréable. Je me dois de mitiger quelque peu mon avis. En effet, Frannie doit faire face à une succession de drames assez impressionnante et peu crédible. Cependant, pour son premier roman, Sara Collins n’a pas choisi la facilité.

3/5

Vanessa et Virginia de Susan Sellers, éd. Autrement, 296 p.

Par petites touches, Susan Sellers donne la parole à Vanessa Bell. Cette dernière s’adresse à sa soeur, Virginia Woolf. La romancière développe un roman sensible, à fleur de peau et parfois mélancolique. Les lecteurs n’étant pas au fait de la vie et de l’entourage des deux sœurs seront peut-être un peu perdus car aucune contextualisation n’est présente.

4/5

La guerre des mercredis de Gary D. Schmidt, éd. L’École des loisirs, 448 p.

J’ai beaucoup aimé ce roman jeunesse rafraichissant et parfois drôle. Les réflexions et observations du personnage principal sont pleines de sens. Pour ne rien gâcher, l’ensemble est placé sous le patronage de Shakespeare. Le contexte de l’année scolaire 1967-1968 en pleine guerre du Vietnam est également à noter.

4/5

Les tendres plaintes de Yôko Ogawa, éd. Babel, 240 p.

Je souhaitais découvrir un roman de littérature japonaise depuis quelque temps. J’ai croisé la route de ce livre totalement par hasard. J’ai eu la main heureuse car j’ai été charmée de bout en bout. Une plume douce et sensible, des personnages plus vrais que nature, une ambiance générale originale, de quoi passer un bon moment.

5/5

Lectures EN COURS

   

LECTURES PRÉVUES EN JUIN

       

   

Très bon mois de JUIN à tous!

Fanny

Anatomie d’un scandale de Sarah Vaughan

Résumé de l’éditeur : Kate vient de se voir confier l’affaire de sa vie, celle qui accuse l’un des hommes les plus proches du pouvoir d’un terrible crime. Kate doit faire condamner James Whitehouse. Sophie adore son mari, James. Elle est prête à tout pour l’aider et préserver sa famille. Sophie doit trouver la force de continuer comme avant. Comme avant, vraiment ? Quels sombres secrets dissimule le scandale, et à quel jeu se livrent réellement ces deux femmes et cet homme ? Elle veut le détruire. Elle veut le sauver. La vérité est une chose dangereuse.

Le précédent roman de Sarah Vaughan, La ferme du bout du monde, ne m’avait pas totalement convaincue. Anatomie d’un scandale se situe dans une toute veine. En effet, l’écrivaine britannique nous propose un thriller juridique et domestique plutôt bien ficelé. Trois points de vue se font face comme trois visions de l’affaire en question. La parole est donnée aux femmes. Et pour cause, les histoires personnelles des narratrices vont se rejoindre pour ne faire plus qu’une. Des allées et venues dans le temps sont également présents. Les flashbacks permettent d’ailleurs de bien saisir la chronologie des faits et la place de chacun.

Sarah Vaughan décrypte la fabrication des élites britanniques dans de grandes universités prestigieuses et très sélectives, ici Oxford. Le monde cruel de la politique, l’obsession du pouvoir, la sauvegarde des apparences peu importe le prix sont également montrés du doigt. Tous les coups sont permis pour écraser et museler les plus faibles. Le récit très classique de la femme trompée n’est franchement pas ce que j’ai préféré dans ce roman. Par contre, je retiendrais le sujet fort et d’actualité mis en avant, à savoir le consentement et la notion de viol. En effet, le procès pose bien des questions dont les réponses ne seront pas sans conséquences.

Sarah Vaughan signe un thriller juridique et domestique plutôt intéressant. Elle détaille des thématiques d’actualité comme l’obsession du pouvoir, la fabrication des élites et surtout la notion de viol. Je regrette le manque d’originalité de certains passages, notamment le récit de l’épouse d’un homme politique trompée.

Lu dans le cadre du Grand prix des lectrices Elle 2019.

Vous aimerez aussi découvrir :

  • Ils vont tuer Robert Kennedy de Marc Dugain
  • La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan
  • Présumée disparue de Susie Steiner

Fanny

Une maison parmi les arbres de Julia Glass / Rentrée littéraire 2018

Résumé de l’éditeur : Le jour où l’auteur vénéré de livres pour enfants Morty Lear meurt accidentellement dans sa maison du Connecticut, il lègue à Tomasina Daulair sa propriété et la gestion de son patrimoine artistique. Au fil des années, Tommy était devenue à la fois son assistante, sa confidente et le témoin de sa routine quotidienne, mais aussi des conséquences émotionnelles de son étrange jeunesse et de sa relation passionnelle avec un amant emporté par le sida. Lorsqu’un célèbre acteur engagé pour incarner Morty à l’écran se présente pour une visite prévue peu de temps avant la mort de l’écrivain, Tommy et lui sont amenés à fouiller le passé de Morty. Tommy s’interroge alors : connaissait-elle vraiment cet homme dont elle a partagé la vie durant plus de quarante ans ?

La maison d’édition Gallmeister m’a toujours beaucoup attirée. Jusqu’à maintenant, je n’avais découvert qu’un seul titre de leur catalogue. Je me souviens très bien avoir apprécié Une assemblée de chacals de S. Craig Zahler. Grâce au Grand prix des lectrices Elle 2019, j’ai pu lire Une maison parmi les arbres. Malheureusement, je dois vous avouer que mon avis est assez mitigé. Commençons par les points positifs. Julia Glass nous propose un récit entrecoupé de flashbacks teintés d’une certaine profondeur et de sens. Ils permettent de comprendre les personnages et d’entrevoir les évènements qui les ont forgés. Les nombreuses thématiques développées sont, elles aussi, intéressantes.

Passons maintenant aux élèments fâcheux ayant nourri mon opinion mitigée. La mise en place est poussive, relayée par quelques longueurs ensuite. Un ennui s’est donc rapidement installé pour finir par me suivre tout au long de ma lecture. J’ai, la plupart du temps, eu l’impression de ne faire que survoler les pages sans jamais vraiment entrer dans l’histoire ni ressentir les émotions qu’a voulu faire passer la romancière. Je suis également restée assez en retrait face aux personnages comme si une barrière m’empêchait de m’approcher et de m’attacher à eux. C’est ce qu’on appelle un rendez-vous raté. C’est bien dommage mais cela arrive.

J’ai malheureusement refermé ce livre en ayant l’impression d’être complétement passée à coté. Malgré des flashbacks prenants et des thématiques intéressantes, je suis restée en dehors de ce récit. D’autres lecteurs l’ont beaucoup aimé, peut-être que ce n’était simplement pas le bon moment pour moi. En tout cas, je ne peux que vous encourager à découvrir ce roman et vous faire votre propre opinion.

Lu dans le cadre du Grand prix des lectrices Elle 2019.

Vous aimerez aussi découvrir :

  • Animarex de Jean-François Kervéan
  • L’œuf de Lennon de Kevin Barry
  • Une assemblée de chacals de S. Craig Zahler

Fanny