Un manoir en Cornouailles d’Eve Chase

Résumé de l’éditeur : Cornouailles, 1968. Pencraw, un grandiose manoir en ruine dans lequel les Alton élisent domicile l’été. Le temps semble s’y être arrêté et défile sans encombre. Jusqu’au drame qui vient bouleverser leurs vies et arrêter le temps à jamais. Cinquante ans plus tard, avec son fiancé Jon, Lorna roule à la recherche du manoir des Lapins noirs, cette maison où elle a séjourné enfant. Elle rêve d’y célébrer son mariage. Tout dans cette vieille demeure l’appelle et l’attire. Mais faut-il vraiment déterrer les sombres mystères de ce manoir en Cornouailles ? Eve Chase nous entraîne dans une passionnante spirale unissant deux femmes séparées par les années, mais que la force de l’amour et le poids des secrets réunissent en une seule voix, mélancolique et entêtante.

La promesse d’un roman aux secrets de famille bien gardés est toujours tentante. Un manoir en Cornouailles nous propose de retracer les liens unissant deux familles sur deux époques différentes. Lorna nourrit des doutes concernant ses racines et son enfance. Petit-à-petit, elle va démêler le vrai du faux pour finalement découvrir la vérité et pouvoir aller de l’avant. En parallèle, nous suivons l’existence de la fratrie Alton dans leur manoir de Pencraw pendant les années 60. Leur enfance ne se passe pas sans mal. En effet, le bonheur et l’insouciance sont vite balayés par une succession de drames. Sans grande surprise, c’est cette seconde histoire qui m’a le plus touchée.

Ce roman est plutôt agréable à parcourir. L’écriture d’Eve Chase est correcte. Malheureusement, Un manoir en Cornouailles souffre de quelques bémols à mon sens. L’ensemble manque d’une ambiance et d’une atmosphère singulières. La Cornouailles, ses paysages magnifiques, ses traditions et ses croyances sont très peu décrits. Il en va de même concernant le contexte très riche de la fin des années 60 au Royaume-Uni si peu détaillé. L’histoire aurait bien pu se dérouler dans la première moitié du XXe siècle que je n’aurais vu aucune différence. Tous ces élèments auraient pu apporter un peu de relief et de caractère à ce récit.

Il s’agit d’un roman sympathique sur le moment mais qui, malheureusement, ne me laissera pas un souvenir impérissable. Je ressors donc de cette lecture avec un sentiment mitigé. En effet, les bémols cités plus hauts m’ont cruellement manqué et n’ont pas servi cette histoire pourtant pleine de promesses. Je retiendrais tout de même la fratrie Alton formées de personnages attachants.

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