Paris est une fête d’Ernest Hemingway

A43744Résumé de l’éditeur : «Miss Stein et moi étions encore bons amis lorsqu’elle fit sa remarque sur la génération perdue. Elle avait eu des ennuis avec l’allumage de la vieille Ford T qu’elle conduisait, et le jeune homme qui travaillait au garage et s’occupait de sa voiture – un conscrit de 1918 – n’avait pas pu faire le nécessaire, ou n’avait pas voulu réparer en priorité la Ford de Miss Stein. De toute façon, il n’avait pas été sérieux et le patron l’avait sévèrement réprimandé après que Miss Stein eut manifesté son mécontentement. Le patron avait dit à son employé : « Vous êtes tous une génération perdue. » « C’est ce que vous êtes. C’est ce que vous êtes tous, dit Miss Stein. Vous autres, jeunes gens qui avez fait la guerre, vous êtes tous une génération perdue. »»  

Ce livre est une suite d’instants de vie qu’Ernest Hemingway nous livre. C’est sa vision de Paris qu’il nous dépeint mais aussi de la France en général puisqu’il a beaucoup visité notre beau pays. Il nous parle de son quotidien et de ses habitudes d’écrivain lorsqu’il se trouve dans la ville lumière. Il nous décrit les rues, les cafés, les personnes qu’il aime côtoyé. Tout cela en toute modestie. Nous sommes plus face à une vie de bohème qui fait ressortir les choses vraies de la vie et les petits moments de joie.

« Mais invulnérables, nous ne l’étions pas, et ce fut la fin de notre première période parisienne, et Paris ne fut plus jamais le même. C’était pourtant toujours Paris, et s’il changeait, vous changiez en même temps. que lui. » p. 322

C’est l’occasion de rencontrer toute la famille d’Hemingway notamment sa femme et son fils. C’est le Paris littéraire qui est mis en avant. Nous croisons donc le chemin d’écrivains et plus particulièrement de Francis Scott Fitzgerald qui nous laisse une sacré impression. Quel personnage! J’ai beaucoup aimé la dernière partie de mon édition intitulée « Fragments » où l’on découvre un passage revu et corrigé plusieurs fois. C’est intéressant de voir l’évolution d’un texte par les tournures ou les mots qui ont été changés.

Ce livre m’a plu dans l’ensemble. Ce genre de vignettes d’une époque révolue me plait toujours. Et puis, j’aime découvrir la vie des écrivains et ce qui se cache derrière leurs œuvres. Je ne suis pas parisienne et je crois que je ne pourrais jamais l’être car les très grandes villes ne sont pas ma tasse de thé. Mais ce qui est arrivé nous concerne tous et ne doit pas être oublié. C’est pourquoi j’ai souhaité participer à cette lecture commune.

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Lu dans le cadre d’une lecture commune organisée par Eliza un mois après les attentats du 13 novembre.

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Fanny

La Dame à la licorne de Tracy Chevalier

Chevalier-La Dame.inddRésumé de l’éditeur : Désireux d’orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. Surpris d’avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l’artiste accepte néanmoins après avoir entrevu la fille de Jean Le Viste dont il s’éprend. La passion entrâinera Nicolas dans le labyrinthe de relations délicates entre maris et femmes, parents et enfants, amants et servantes. En élucidant le mystère d’un chef-d’œuvre magique, Tracy Chevalier ressuscite un univers de passion et de désirs dans une France où le Moyen Âge s’apprête à épouser la Renaissance.

Tracy Chevalier construit son roman à l’aide d’une succession de points de vue. Chaque chapitre correspond à un personnage. Nous voyons ainsi l’histoire à travers les yeux et les pensées de différents protagonistes. J’ai d’ailleurs eu quelques frayeurs au début car le premier personnage présenté n’est pas très ragoutant de prime abord. Mais une fois le roman bien mis en place et l’entrée en scène de personnages plus sympathiques, on ne lâche que difficilement ce livre. L’auteur nous propose une plongée dans le XVe siècle où nous voyageons entre Paris et Bruxelles. Nous faisons donc connaissance avec l’aristocratie parisienne qui vit dans le faste ainsi qu’avec les artisans bruxellois qui vivent du travail de leurs mains.

Avec ce livre, Tracy Chevalier nous apporte un historique ainsi qu’une interprétation d’une œuvre artistique. Elle s’appuie sur les recherches d’historiens de l’art tout en romançant l’ensemble. C’est un exercice qui peut être périlleux. Mais elle s’en sort très bien et nous propose une histoire bien ficelée. Le lecteur apprend beaucoup tout en se divertissant. Nous découvrons ainsi les métiers de la tapisserie et toutes les étapes nécessaires à l’élaboration d’un tel ouvrage. Le destin des jeunes femmes du XVe siècle est également un des grands thèmes de cette histoire. Nous en rencontrons plusieurs qui témoignent du manque de liberté et des obligations matrimoniales de l’époque.

Malgré un début déroutant, ce roman s’est avéré par la suite très intéressant de par son contexte historique, les thèmes abordés et les multiples points de vue. Après Prodigieuses créatures que j’avais beaucoup aimé, c’est un nouveau rendez-vous réussi avec Tracy Chevalier.

Lu en lecture commune avec Élodie.

Fanny

La guerre et la paix de Léon Tolstoï

12027687_1104054466289910_4172166908679359432_nRésumé de l’éditeur : «- Ah ! enlevez ces… enlevez donc ces… (Elle désignait les lunettes.). Pierre les enleva. Son regard n’était pas seulement étrange comme l’est d’ordinaire celui des gens qui enlèvent leurs lunettes, il était apeuré et interrogateur. Pierre voulut se pencher sur la main d’Hélène et la baiser, mais d’un mouvement rapide et brutal de la tête, elle s’empara de ses lèvres et y appuya les siennes. Le visage d’Hélène frappa désagréablement Pierre par son expression égarée.»

Je me suis attaquée à ce mastodonte de la littérature russe du XIXe siècle sans vraiment savoir dans quoi je m’embarquais. C’est sans doute le plus gros livre jamais lu de ma vie avec 2000 pages. Ma lecture a duré près de trois semaines (heureusement pendant des vacances). Et quelle découverte ! Ce roman est un véritable régal. Je n’ai eu aucune difficulté à me plonger dans cette histoire et à me transporter dans la Russie du XIXe siècle en pleine tourmente des Guerres napoléoniennes. Les personnages sont géniaux. On s’attache à chacun d’entre eux en fonction de leur parcours propre. Les passages de batailles, de politique, de stratégie ou encore de descriptions des Guerres napoléoniennes sont très intéressants et ne m’ont pas ennuyée du tout. Mais ma préférence va tout de même vers la vie familiale, les tractations matrimoniales et les rencontres des différents protagonistes.

On découvre de belles personnalités et le moins que l’on puisse dire est qu’il y en a beaucoup. Les noms russes n’aident pas forcément à toute la compréhension au départ. Mais on se familiarise doucement avec tout ce beau monde issu de la haute aristocratie. C’est un peu avant les 200 premières pages que Tolstoï nous plonge dans le vif du sujet des Guerres napoléoniennes. Les personnages que nous suivons se retrouvent embourbés dans une première bataille. Passionnant! L’ensemble est superbement écrit et Tolstoï nous offre plein de détails quant aux us et coutumes de l’aristocratie ou encore à la vie en Russie. J’ai retrouvé la plume que j’avais tant apprécié dans Anna Karenine : précise, minutieuse et généreuse. Il n’y a eu qu’un seul bémol tout à la fin. En effet, la seconde partie de l’épilogue est le seule passage que je n’ai franchement pas aimé. Tolstoï nous expose sa vision de la science historique qui se développe au milieu du XIXe siècle. C’est franchement nébuleux et ennuyeux.

Guerre et Paix est un superbe roman, un véritable monument de la littérature. J’y ai retrouvé tout ce que j’avais aimé dans Anna Karenine avec ici un contexte historique encore plus poussé. Je regrette simplement la seconde partie de l’épilogue qui me semble de trop.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle.

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Fanny

La pluie, avant qu’elle tombe de Jonathan Coe

IMG_20150815_111348_resizedRésumé de l’éditeur : Rosamond vient de mourir, mais sa voix résonne encore, dans une confession enregistrée, adressée à la mystérieuse Imogen. S’appuyant sur vingt photos soigneusement choisies, elle laisse libre cours à ses souvenirs et raconte, des années quarante à aujourd’hui, l’histoire de trois générations de femmes, liées par le désir, l’enfance perdue et quelques lieux magiques. Et de son récit douloureux et intense naît une question, lancinante : y a-t-il une logique qui préside à ces existences?

Jonathan Coe fut une des têtes d’affiche du salon de la rentrée littéraire Le Livre sur la place à Nancy. Il a participé à une discussion dans les grands salons de l’hôtel de ville à laquelle je me suis rendue. Ce fut donc l’occasion de découvrir cet auteur maintes fois salué par la critique avant de le rencontrer. Je peux d’ors et déjà vous dire que je ne le regrette pas. J’ai choisi ce titre car c’est celui qui m’attirait le plus de par son sujet. Nous suivons l’histoire de plusieurs générations de femmes entre l’Angleterre, l’Auvergne et le Canada. L’intrigue tourne autour d’un secret de famille, de non-dits et de rendez-vous manqués. C’est la vie qui nous est raconté ici avec tout ce qu’elle a d’horrible mais de tellement beau aussi. Jonathan Coe possède une superbe plume. Le tout est rédigé avec beaucoup de sensibilité, de pudeur et de force.

La construction de ce roman est très bien pensée. Nous écoutons par le biais des personnages un enregistrement audio réalisé par Rosamond juste avant sa mort. Cette dernière a choisi de détailler 20 photos qui permettent de retracer le fil de l’histoire de toute une famille. Elle va ainsi provoquer une onde de choc et bouleverser le quotidien des vivants. Des thèmes surgissent donc comme le souvenir, la mémoire qui nous joue parfois des tours, la photographie dans tous ce qu’elle a de mystérieux, les coïncidences qui peuvent nous rassurer. Les dernières pages sont chargées d’émotion comme l’apothéose de tout ce qui a précédé. C’est triste et mélancolique. Les moments de bonheur viennent éclaircir le récit comme un rayon de soleil entre deux nuages.

Voilà un roman que je n’oublierais pas de sitôt. Ces destins qui s’entremêlent m’ont fascinée tout comme la construction du récit. La chute m’a bouleversée et marquée. J’ai découvert un auteur que je n’hésiterais pas à relire. Si vous avez un titre en particulier à me conseiller je suis preneuse.

Fanny

Marathon Guerre et Paix de Léon Tolstoï

Sans titre-1Lire Tolstoï est toujours un évènement de par la taille de ses livres, les sujets abordés et la langue utilisée. Sa lecture prend du temps et se déguste. Il y a un an et demi j’avais dévoré et adoré Anna Karénine. Je suis désormais en vacances pour trois semaines. C’est donc, à mon sens, le moment idéal pour me plonger dans La Guerre et la Paix (éd. Folio, trad. Boris de Schloezer) et ne pas faire durer ma lecture pendant des plombes. J’aime changer régulièrement de livre, c’est donc un vrai challenge pour moi que de lire les deux tomes à la suite, ce qui fait en tout 2000 pages d’affilé. Tout vient du forum Whoopsy Daisy. Une animation y est lancée autour de ce classique. Je vais donc tenter de visionner les adaptations dans la foulée. Je vous avais prévenu dans le titre, c’est un vrai marathon que je vais mener! Niveau lecture j’en ai surement pour minimum trois semaines. Je me suis dis qu’un billet que je mettrais régulièrement à jour avec mes impressions pourrait être sympa.

Mes références pour une compréhension totale (des ajouts sont à venir) :

  • Atlas historique Duby de Collectif, éd. Larousse
  • Aide-mémoire militaire pour lire Guerre et Paix de Tolstoï par la blogueuse Eliza :

C’est donc parti avec le premier tome qui regroupe en fait deux livres!

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16/09 : 250 pages.  On découvre les personnages et le moins que l’on puisse dire est qu’il y en a beaucoup. Les noms russes n’aident pas forcémment à toute la compréhension. Mais je me familiarise doucement avec tout ce beau monde issu de la haute aristocratie. Un peu avant les 200 pages, Tolstoï nous plonge dans le vif du sujet des Guerres napoléoniennes. Les personnages que nous allons suivre se retrouvent dans la tourmente d’une bataille. Passionnant! Pour la peine, une première citation : « Rostov se détourna et comme s’il cherchait quelque chose au loin, il regarda les eaux du Danube, le ciel, le soleil… Qu’il était beau le ciel, bleu, calme, profond ! Qu’il était lumineux et solennel le soleil déclinant! Comme les eaux du Danube brillaient dans le lointain, lisses et caressantes! Mais plus attrayantes encore lui paraissaient les montagnes bleutées au-delà du Danube, les gorges mystérieuses, les forêts de pins baignant dans la brume. Là, c’était la paix, le bonheur… « Je ne désirerais rien, rien, je ne désirerais plus rien si seulement je me trouvais là-bas, songeait Rostov. En moi-même et dans ce soleil il y a tant de bonheur! Et ici… des gémissements, la souffrance, la peur et cette confusion, cette hâte… Voilà qu’on crie de nouveau et que tous se sauvent, et je cours avec eux, et la voilà la mort! La voilà au dessus de moi, autour de moi!… un seul instant, et jamais plus je ne verrai ce soleil, cette eau, ces défilés… » ».

30/09 : 1600 pages. Après 15 jours de lecture (avec une petite pause à un moment), je vous propose un second point. Ce roman est un véritable régal. Je n’ai aucune difficulté à mon plonger dedans et à me transporter dans la Russie du XIXe siècle. Les personnages sont géniaux. On s’attache à chacun d’entre eux en fonction de leur parcours propre. Les passages de batailles, de politique, de stratégie ou encore de descriptions des guerres napoléoniennes sont très intéressants. Mais ma préférence va quand même vers la vie familiale, les tractations matrimoniales, les rencontres des différents protagonistes. L’ensemble est superbement écrit et Tolstoï nous offre plein de détails quant aux us et coutumes de l’aristocratie, à la vie en Russie à l’époque et d’autres choses encore.

Prodigieuses créatures de Tracy Chevalier

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Résumé de l’éditeur : «La foudre m’a frappée toute ma vie. Mais une seule fois pour de vrai.» Dans les années 1810, à Lyme Regis, sur la côte du Dorset battue par les vents, Mary Anning découvre ses premiers fossiles et se passionne pour ces «prodigieuses créatures» qui remettent en question les théories sur la création du monde. Très vite, la jeune fille issue d’un milieu modeste se heurte à la communauté scientifique, exclusivement composée d’hommes. Elle trouve une alliée inattendue en Elizabeth Philpot, vieille fille intelligente et acerbe qui l’accompagne dans ses explorations. Si leur amitié se double de rivalité, elle reste, face à l’hostilité générale, leur meilleure arme. Avec une finesse qui rappelle Jane Austen, Tracy Chevalier raconte, dans Prodigieuses créatures, l’histoire d’une femme qui, bravant sa condition et sa classe sociale, fait l’une des plus grandes découvertes du XIXe siècle.

Tracy Chevalier est une auteure dont le talent n’est apparemment plus à prouver. J’ai fait mes premiers pas dans son univers grâce à ce roman. Le XIXe siècle anglais est une vraie passion pour moi et ne semble avoir aucune limite tant les thématiques sont nombreuses. J’ai donc été ravie lorsqu’on m’a offert ce livre il y a quelques années. Grâce à celui-ci et pour mon plus grand plaisir un nouveau pan du XIXe siècle anglais s’est ouvert sous mes yeux. En effet, l’auteure a choisi de traiter de l’engouement pour la découverte et l’étude des fossiles qui prend une grande ampleur au XIXe siècle. Mais elle va plus loin en mettant deux femmes au cœur de l’intrigue. Ce sont elles les chasseuses de fossiles même si vous vous en doutez bien les hommes ont une grande tendance à s’en approprier tous les mérites.

Nous faisons la rencontre de Elizabeth Philpot (vieille-fille désargentée) et Mary Anning (issue d’un milieu pauvre). Elles deviennent vite complices dans leur passion. Cependant leur amitié n’est pas sans connaitre quelques turbulences : la jalousie, les histoires de cœur, les rancunes. Elles sont toutes les deux attachantes à leur manière. Tracy Chevalier a effectué un très beau travail de recherche. Elle l’explique d’ailleurs dans son post-scriptum. Presque tous les personnages ont réellement existé. Ceci ajoute une autre dimension à l’ensemble. L’écriture est travaillée et apporte une lecture fluide. J’ai apprécié que le roman se finisse sur une assez jolie note. Je dois bien avouer que ce fut un crève-cœur de quitter la côté de Lyme Regis.

Il s’agit d’un très beau roman où l’auteure a su mêler l’historique à la fiction malgré quelques toutes petites longueurs. La découverte de fossiles et les avancées scientifiques qui s’en suivent sont passionnantes. Les personnages sont attachants et la plume très agréable. Bref, une réussite !

Lu en lecture commune avec Elodie.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle.

Fanny

Les Lames du Cardinal, Tome 1 de Pierre Pevel

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Résumé de l’éditeur : 1633, sous le règne de Louis XIII. Le cardinal de Richelieu veille à la bonne marche du royaume de France, de plus en plus menacé par l’Espagne et ses nouveaux alliés : les dragons. Or, à situation exceptionnelle, moyens exceptionnels : le Cardinal se voit contraint de faire appel à une compagnie d’élite qu’il avait lui-même dissoute. Sous le commandement du capitaine La Fargue, les bretteurs les plus vaillants et les plus intrépides que possède le royaume sont ainsi réunis pour former à nouveau les redoutables Lames du Cardinal.

Je souhaitais découvrir cette série de romans depuis longtemps. Souvent encensée sur les blogs, lauréat de plusieurs prix littéraires et contenant mélange d’historique et de fantastique, je ne pouvais pas passer à côté. Pour commencer, je dois avouer que j’ai été quelque peu perturbée par la première moitié de ce roman. En effet, l’auteur met en place un foisonnement de personnages et d’intrigues parallèles. Je me suis perdue à de nombreuses reprises me demandant qui était qui. J’ai pris peur jusqu’à me demander si je n’allais pas me rédiger un pense-bête. Mais je me suis accrochée et j’ai sincèrement bien fait car une fois les 150/200 premières pages passées, les histoires se regroupent pour n’en former qu’une à la fin. Je me suis passionnée pour les 200 dernières pages qui ne laissent aucun répit au lecteur.

J’ai apprécié de voir ce groupe d’hommes et de femme se reformer sous la bannière des Lames du Cardinal. Chaque membre a un caractère propre. Ils se complètent les uns les autres. Complots, duels, coups bas et trahisons sont au rendez-vous et nous donnent un roman sacrément relevé. Il y a beaucoup d’action et de rythme. Pierre Pevel a un vrai don pour tenir son lecteur en haleine et lui détailler les nombreuses scènes de combat. La fin se déroule sur les chapeaux de roue et laisse place à une bonne dose de mystère qui augure une suite et un second tome passionnant. J’ai lu Les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas en juin 2014. J’ai donc pu apprécier les références faites à ce classique. Les éléments fantastiques sont insérés avec brio. L’ensemble est bien écrit.

Malgré des débuts chaotiques, j’ai finalement réussi à accrocher à ce premier tome. Il introduit un univers foisonnant. Pierre Pevel a su attirer mon attention et me faire apprécier les membres des Lames du Cardinal. J’espère que la suite ne reproduira pas le même schéma que l’entrée en matière de ce premier opus et qu’ainsi je pourrais encore mieux savourer ces aventures.

Lu en lecture commune avec Scarlett.

Fanny

Autant en emporte le vent, Tome 1 de Margaret Mitchell

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Aujourd’hui je vous parle d’un grand classique de la littérature américaine. 1861, Scarlett O’Hara, jeune sudiste de tout juste 16 ans ne s’intéresse pas aux échos annonçant une prochaine guerre opposant le sud et le nord des États-Unis. Ce qu’elle souhaite c’est se marier avec Ashley Wilkes. Cependant, ses plans vont se voir contrarier. Elle devra donc se tourner vers une autre issue qui va la mettre dans des situations qu’elle ne se voyait pas assumer.

Le contexte historique prend une grande place dans le récit mais Margaret Mitchell a trouvé un bon équilibre entre les passages de faits historiques purs et la fiction. En effet, régulièrement, elle faire un point sur l’avancement des combats et les changements qui vont influencer le cours de la vie des personnages. Ces moments sont vraiment intéressants et nous permettent de mieux appréhender cette période sombre de l’histoire des États-Unis. Je ne connaissais pratiquement rien sur la guerre de Sécession. Ce roman m’a donc appris beaucoup de choses à propos de cette dernière.

Les personnages sont charismatiques et très recherchés. Chacun d’entre eux a droit à un portrait physique et psychique détaillés. Le lecteur n’a aucun mal à se les représenter ainsi qu’à les voir évoluer. Scarlett O’Hara est la plupart du temps égoïste, sûre d’elle et manipulatrice. Mais à la fin de ce tome son assurance se voit remise en cause. Rhett Butler est un personnage pour l’instant bien mystérieux. Dans ce premier opus, on ne sait pas très bien d’où il vient et ce qu’il souhaite. Les personnages secondaires sont tout aussi recherchés et intéressants.

Margaret Mitchell a une plume soutenue et très agréable à lire. Elle maitrise parfaitement la construction de son roman. Les passages purement historiques sont loin d’être barbants bien au contraire. La guerre aiguise les émotions et les sentiments. L’auteur sait sans problème les utiliser pour servir son récit. Celui-ci est plein de détails, de descriptions de paysages et d’intérieurs. Il s’agit d’un roman réellement fouillé et abouti même s’il me reste les deux prochains tome à lire.

Comme vous l’aurez compris, il s’agit d’un roman riche bien loin d’une simple romance. Cette magnifique fresque historique aux personnages charismatiques m’a totalement séduite. Je vais lire le tome 2 dans les jours à venir. J’ai déjà hâte de retrouver tout ce petit monde et surtout de voir l’évolution de Scarlett.

Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Eliza (qui me fait rêver d’avance avec ses images du film) et Jess.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle.

 Fanny