Marathon Guerre et Paix de Léon Tolstoï

Sans titre-1Lire Tolstoï est toujours un évènement de par la taille de ses livres, les sujets abordés et la langue utilisée. Sa lecture prend du temps et se déguste. Il y a un an et demi j’avais dévoré et adoré Anna Karénine. Je suis désormais en vacances pour trois semaines. C’est donc, à mon sens, le moment idéal pour me plonger dans La Guerre et la Paix (éd. Folio, trad. Boris de Schloezer) et ne pas faire durer ma lecture pendant des plombes. J’aime changer régulièrement de livre, c’est donc un vrai challenge pour moi que de lire les deux tomes à la suite, ce qui fait en tout 2000 pages d’affilé. Tout vient du forum Whoopsy Daisy. Une animation y est lancée autour de ce classique. Je vais donc tenter de visionner les adaptations dans la foulée. Je vous avais prévenu dans le titre, c’est un vrai marathon que je vais mener! Niveau lecture j’en ai surement pour minimum trois semaines. Je me suis dis qu’un billet que je mettrais régulièrement à jour avec mes impressions pourrait être sympa.

Mes références pour une compréhension totale (des ajouts sont à venir) :

  • Atlas historique Duby de Collectif, éd. Larousse
  • Aide-mémoire militaire pour lire Guerre et Paix de Tolstoï par la blogueuse Eliza :

C’est donc parti avec le premier tome qui regroupe en fait deux livres!

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16/09 : 250 pages.  On découvre les personnages et le moins que l’on puisse dire est qu’il y en a beaucoup. Les noms russes n’aident pas forcémment à toute la compréhension. Mais je me familiarise doucement avec tout ce beau monde issu de la haute aristocratie. Un peu avant les 200 pages, Tolstoï nous plonge dans le vif du sujet des Guerres napoléoniennes. Les personnages que nous allons suivre se retrouvent dans la tourmente d’une bataille. Passionnant! Pour la peine, une première citation : « Rostov se détourna et comme s’il cherchait quelque chose au loin, il regarda les eaux du Danube, le ciel, le soleil… Qu’il était beau le ciel, bleu, calme, profond ! Qu’il était lumineux et solennel le soleil déclinant! Comme les eaux du Danube brillaient dans le lointain, lisses et caressantes! Mais plus attrayantes encore lui paraissaient les montagnes bleutées au-delà du Danube, les gorges mystérieuses, les forêts de pins baignant dans la brume. Là, c’était la paix, le bonheur… « Je ne désirerais rien, rien, je ne désirerais plus rien si seulement je me trouvais là-bas, songeait Rostov. En moi-même et dans ce soleil il y a tant de bonheur! Et ici… des gémissements, la souffrance, la peur et cette confusion, cette hâte… Voilà qu’on crie de nouveau et que tous se sauvent, et je cours avec eux, et la voilà la mort! La voilà au dessus de moi, autour de moi!… un seul instant, et jamais plus je ne verrai ce soleil, cette eau, ces défilés… » ».

30/09 : 1600 pages. Après 15 jours de lecture (avec une petite pause à un moment), je vous propose un second point. Ce roman est un véritable régal. Je n’ai aucune difficulté à mon plonger dedans et à me transporter dans la Russie du XIXe siècle. Les personnages sont géniaux. On s’attache à chacun d’entre eux en fonction de leur parcours propre. Les passages de batailles, de politique, de stratégie ou encore de descriptions des guerres napoléoniennes sont très intéressants. Mais ma préférence va quand même vers la vie familiale, les tractations matrimoniales, les rencontres des différents protagonistes. L’ensemble est superbement écrit et Tolstoï nous offre plein de détails quant aux us et coutumes de l’aristocratie, à la vie en Russie à l’époque et d’autres choses encore.