Les heures lointaines de Kate Morton

9782258081871

Résumé de l’éditeur : Lorsqu’elle reçoit un courrier en provenance du Kent qui aurait dû lui arriver cinquante ans auparavant, Meredith Burchill révèle à sa fille Edie un épisode de sa vie qu’elle avait gardé secret jusqu’alors. En septembre 1939, comme beaucoup d’autres enfants, Meredith avait été évacuée de Londres et mise à l’abri à la campagne. Recueillie par des aristocrates du Kent dans le château de Milderhurst, elle était devenue l’amie de l’excentrique et talentueuse Juniper, la cadette de la famille. Pourquoi Meredith a-t-elle dissimulé son passé à sa propre fille ? Et pourquoi n’est-elle pas restée en contact avec Juniper, devenue folle après avoir été abandonnée par son fiancé ? Afin de reconstituer le puzzle de son histoire familiale, Edie se rend au château de Milderhurst dont les vieilles pierres cachent plus d’un secret.

J’ai découvert Kate Morton il y a quelques mois avec son dernier roman paru en France, L’enfant du lacLes heures lointaines dormait dans ma pile à lire depuis plusieurs années. Je suis très heureuse de m’être lancée dans la lecture de cette belle brique et d’autant plus qu’il s’agit d’un très bon roman. A mon sens, les premières pages ne sont pas les meilleures. L’écriture d’entrée hyper-descriptive m’a quelque peu oppressée. Cependant, cette sensation s’est vite estompée. En effet, une fois le roman et le suspens bien installés, on ne souhaite qu’une chose : continuer sa lecture pour en découvrir toujours davantage. Plus Kate Morton avance dans son récit et meilleur c’est. Tous les détails sont finalement un délice à découvrir. L’auteure possède un véritable don pour épaissir ses intrigues autour de secrets de famille et de révélations.

J’ai aimé découvrir les personnages qui ont pris vie sous mes yeux. J’avoue avoir eue une préférence pour les trois sœurs Blythe avec qui j’ai remonté le temps. La demeure de Milderhurst est un protagoniste à part entière qui vit et évolue au fil du temps mais surtout qui cache de lourds secret. Bien sûr, pendant ma lecture je n’ai pu m’empêcher de penser à Jane Eyre de Charlotte Brontë ou encore à Rebecca de Daphné du Maurier. On retrouve ici une ambiance gothique avec cette grande demeure parfois insondable, ces mystères, cette disparition inquiétante et cette dose de noirceur par moment. Kate Morton nous parle aussi des relations parfois complexes entre une mère ou un père et sa fille. Cette recherche d’attention ou encore de fierté se fait sentir tout au long du roman. C’est aussi le poids de la famille, des traditions et de l’héritage qui est évoqué.

Après un petit temps d’adaptation, ce roman bien construit et prenant a su me convaincre. Le schéma du va et vient entre passé et présent me plait toujours beaucoup. J’avoue l’avoir préféré à L’enfant du lac dont les coïncidences improbables, sans gâcher ma lecture, m’avaient quelque peu chagrinée.

Lu en lecture commune avec Élodie.

Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge.

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Fanny

L’enfant du lac de Kate Morton

9782258115644Résumé de l’éditeur : 1933. Comment Theo Edevane, adorable poupon de onze mois, a-t-il pu disparaître durant la nuit de la Saint-Jean ? Les enquêteurs remuent ciel et terre, mais l’enfant demeure introuvable. Pour les parents comme pour les filles Edevane, la vie ne sera plus jamais la même après ce drame. La maison du lac, la propriété tant aimée, est fermée et laissée à l’abandon. Soixante-dix ans plus tard, Sadie Sparrow, jeune détective londonienne en vacances dans les Cornouailles, curieuse et momentanément désoeuvrée, s’intéresse à cette mystérieuse disparition. Elle reprend l’enquête, au grand dam de l’une des soeurs aînées de Theo, Alice, devenue écrivain à succès.

Cela fait plusieurs années que je regarde les différents romans de Kate Morton avec envie. Le manque de temps associé à la taille importante de chaque opus m’a dissuadée d’en lire un jusqu’à maintenant. Ce roman-ci possède plusieurs histoires parallèles. Elles sont toutes reliées par un élément déterminant. Au départ, l’ensemble peut parait un peu fouillis mais très vite les pièces du puzzle s’assemblent. Il y a beaucoup de personnages qui évoluent dans des époques différentes. J’aime beaucoup ce genre de roman où l’on se promène dans le temps. Kate Morton sait maintenir son suspens et mener son lecteur par le bout du nez. Lorsqu’il pense détenir les clés du mystère, un rebondissement vient s’intercaler pour tout remettre en question.

Les personnages, qu’ils soient principaux ou secondaires, sont tous attachants par bien des aspects. J’ai beaucoup aimé le cadre spatial de la Cornouailles (chère à mon auteur préféré Daphné du Maurier). Le contexte historique est aussi excellent car nous plongeons principalement dans les années 30 et 40. L’écriture de Kate Morton est très agréable à lire. Elle détaille beaucoup et notamment la psychologie de ses protagonistes. Si je devais pinailler, certaines coïncidences sont peut-être un peu improbables mais j’avoue que je me suis laissée très facilement porter. Les différentes révélations finales sont une libération pour les personnages mais aussi pour le lecteur qui découvre les conséquences d’un secret de famille.

J’ai passé de belles heures de lectures en compagnie de ce beau pavé. L’auteur australienne a su me convaincre et piquer ma curiosité concernant l’ensemble des personnages. Les heures lointaines est dans ma pile à lire depuis plusieurs années. Je n’en ai pas fini avec Kate Morton, c’est certain!

Lu dans le cadre de la masse critique de Babelio.

massecritique    presse-citc3a9

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Fanny