La dernière reine : Victoria (1819-1901) de Philippe Alexandre et Béatrix de l’Aulnoit

9782221136829

Résumé de l’éditeur : La reine du plus grand empire depuis la Rome antique, la grand-mère de l’Europe, la souveraine de la révolution industrielle était une femme sensuelle qui aimait les hommes beaux, les soldats en uniforme, les Écossais en kilt, les Indiens en turban. Meilleure danseuse du royaume, elle raffolait des bals qui se terminaient à l’aube, elle ajoutait du whisky à son thé, apprenait l’italien en chantant du bel canto. Séduite par les couleurs de la Méditerranée, elle lança la Côte d’Azur. Aux lords, elle préférait ses serviteurs simples et bons. Son peuple l’appelait « la reine républicaine ». Mais à quarante-deux ans, devenue veuve, elle respecta aveuglément les principes luthériens d’Albert, son prince allemand, qu’elle avait aimé jusqu’à la folie.

Il s’agit de la première biographie au sens strict que j’ai lu. Etant passionnée par le XIXe siècle anglais, je ne pouvais passer à côté d’un ouvrage concernant cette reine qui a régné 63 ans et en majorité durant ce siècle. Ici, les auteurs s’appuient sur les journaux intimes de Victoria, sur des témoignages et la presse d’époque. Il faut le dire le style et le vocabulaire sont soutenus. Il y a énormément de détails. Tous ces éléments font que cette lecture demande une grande attention. Cependant, j’ai beaucoup aimé l’ensemble. C’est efficace et clair. On apprend beaucoup que ce soit sur la situation politique, sociale, industrielle, culturelle et européenne.

En lisant cette biographie, j’ai eu l’impression de redécouvrir Victoria. Elle est loin de la personne présentée dans certains romans et certains films. J’ai rencontré une femme au fort caractère, parfois trop butée. Mais c’est aussi une amoureuse et une personne de conscience. Malgré des côtés sombres, elle a aussi des côté assez drôles. Il est par exemple dit en page 20 : « Tout au long de sa vie, Victoria a été sensible au physique masculin. A Balmoral, elle s’émerveillait devant les genoux de ses ghillies écossais. Et elle aimait voir Albert et ses fils porter eux aussi le kilt traditionnel ». Il y a toute une flopée de noms à retenir et notamment d’hommes politiques. Il est donc parfois difficile de s’y retrouver. Mais il suffit de faire un tri à la lecture et ce souci finit par disparaître.

Malgré un vocabulaire soutenu et énormément de noms à retenir, j’ai beaucoup aimé cette biographie. Elle reste claire, détaillée et accessible. J’ai découvert une Victoria différente de ce qu’on nous présente dans certaines séries et certains romans. Une femme à double tranchant : à la fois généreuse et caractérielle.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle.

 Fanny