L’esprit Darcy de Elizabeth Aston

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Résumé de l’éditeur : Telle marraine, telle filleule ! Mr Collins, le pasteur ridicule d’Orgueil et Préjugés, est devenu évêque et vit avec son épouse et ses deux filles. L’aînée, Charlotte, est d’une grande beauté alors que sa soeur Eliza, moins jolie, est dotée d’une vive intelligence et ressemble beaucoup à sa marraine, Mrs Elizabeth Darcy. Après avoir avoué ses sentiments envers Anthony Diggory, un voisin, Eliza est envoyée à Londres avec sa soeur pour oublier cette alliance. Alors que Charlotte est entourée de nombreux soupirants, Eliza tente par tous les moyens de retrouver Anthony jusqu’à ce qu’elle rencontre un jeune homme qui, captivé par son charme, semble prêt à tout pour entrer dans ses bonnes grâces…

Les austeneries sont de plus en plus traduites en France et ce pour le plus grand bonheur des janeïtes. Cependant, toutes ne sont pas à la hauteur de nos exigences. L’esprit Darcy n’a d’austenien que le lien lointain qu’a l’héroïne avec Elizabeth Darcy. Ceci est plus un prétexte qu’une véritable inspiration. J’avais déjà essayé Darcy dans l’âme de la même auteure qui est d’une veine similaire. J’avoue me lasser de ce genre de roman. Ce sont souvent les mêmes thèmes, le même type de personnages et les mêmes facettes du XIXe siècle qui reviennent. L’auteure ne va d’ailleurs pas assez loin et reste trop en surface à moins goût. Comme vous l’aurez compris il y a peu de nouveauté et c’est sans surprise que l’intrigue se déroule autour de manœuvres matrimoniales.

Par contre, il existe dans ce roman un point fort et pas des moindres puisqu’il s’agit de l’héroïne. Eliza sait ce qu’elle veut et où elle va. C’est un personnage déterminé ayant la tête sur les épaules et les idées claires. Avec son personnage principal, Elizabeth Aston n’est pas tombé dans le pathos ni dans le stéréotype de la jeune fille ne sachant vers quel soupirant aller. Ce roman reste agréable à lire. La lecture est fluide. D’ailleurs, les 450 pages se lisent assez vite. Ceci est notamment dû au fait que la taille de la police d’écriture est assez grosse.

Un avis mitigé pour ce roman. Il y a du bon (l’héroïne) et du moins bon (une intrigue sans surprise). C’est une lecture sans prise de tête qui ne demande aucune réflexion. A lire quand un besoin d’une lecture légère et de souffler se fait ressentir.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle et du challenge Le mélange des genres dans la catégorie romance.

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Fanny