Rose Morte, Tome 2 : Trois épines de Céline Landressie

9782811215255_1_75Résumé de l’éditeur : France, 1789. Aux quatre coins du pays, la révolte gronde. Lady Rose quitte la cour de Russie pour retourner auprès d’Artus. En effet, son mentor requiert son soutien car l’équilibre de la société obscure est aussi menacé. Or, malgré deux siècles d’existence, Rose reste une immortelle inexpérimentée encore étrangère aux menées de ses pairs. Sera-t-elle de taille à affronter ce chaos ? Artus et elle pourront-ils s’entendre après dix ans d’absence ?

Il y a plusieurs mois j’avais lu et apprécié le premier tome de cette saga fantastique d’une écrivain française. C’est avec joie que je me suis plongée dans cette nouvelle histoire pour ainsi retrouver Rose, Artus et Adelphe. Cependant, mon ressenti final est assez mitigé. En effet, cet opus est, à mon sens, en dessous du précédent. Les 200 premières pages sont longues voire poussives. On ne sait pas où l’auteur veut en venir ni à quoi servent toutes ces tergiversations. Par contre et comme précédemment, l’écriture est agréable à parcourir. Elle est détaillée et imagée ce qui permet une vraie immersion notamment lors des scènes de combat.

J’ai beaucoup aimé rencontré Vassili, protagoniste russe d’une belle sensibilité. Par contre, la relation entre Artus et Rose ne m’a pas plu. Ils restent dans le non-dit plutôt que de privilégier la communication et l’honnêteté. Ce qui faciliterait beaucoup les choses et pour tout le monde. Leur face à face n’arrive que tard dans l’intrigue. On connait donc dès le début la finalité de l’histoire. Heureusement le rythme est sans cesse renouvelé grâce à de multiples rebondissements. Le contexte historique est à la hauteur et nous pousse deux siècles après le tome précédent. C’est un régal de constater le travail de recherche qui a été réalisé et comment il a été inséré dans les pages de ce roman.

Pour conclure, le contexte historique est extra, l’écriture soignée et les éléments fantastiques intéressants. Cependant, la longueur de la première partie, les non-dits qui n’en finissent pas et la finalité du roman ne m’ont pas charmée. J’essaierais de lire le troisième et dernier tome afin de me faire une idée d’ensemble.

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Fanny

Rose Morte, Tome 1 : La Floraison de Céline Landressie

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Résumé de l’éditeur : Dans une France en proie à de terribles dissensions religieuses, Rose, unique enfant du comte Greer en exil, est une jeune femme au caractère bien trempé. Mais son père, craignant pour son avenir, désire à tout prix la marier. C’est en essayant de se soustraire à ce destin qu’elle va faire la connaissance du comte Artus de Janlys. Par le biais de cet insaisissable aristocrate, la jeune femme va être propulsée dans un univers de dangers et de mystères, où les meurtres abjects qui terrifient la capitale trouveront une explication incroyable et pourtant bien réelle…

Ce premier tome m’a été plusieurs fois conseillé. J’ai donc profité de sa sortie en poche pour le découvrir enfin. J’ai vraiment accroché à l’ensemble qui m’a procurée de belles heures de lecture. Malgré quelques longueurs qui auraient pu être facilement raccourcies, je me suis assez vite plongée dans l’histoire. Céline Landressie nous introduit dans la toute fin du XVIe siècle où la France vit de grandes dissensions religieuses. Derrière chaque description de tenues, d’intérieurs, de faits historiques transparaît le long travail de recherche de l’auteure. Le dépaysement est donc réussi !

L’histoire est explosive. Au rendez-vous : complot, trahison, secret de famille, action et du fantastique. Rose est un personnage que j’ai plutôt apprécié même si son entêtement peut parfois agacer. Elle est loin d’être niaise. Artus est mystérieux à souhait et semble terriblement attirant sans forcément savoir à quoi cela est dû. La romance est présente tout en se faisant discrète. Elle est traitée avec sensualité. Entre Artus et Rose, les choses ne sont que suggérées pendant un petit moment. Ce point est une réussite à mon sens. Comme quoi il n’est pas nécessaire d’en faire des tonnes.

Ce premier tome est très réussi. L’auteure ne se contente pas d’introduire son univers mais plonge son lectorat dans le vif du sujet. Le XVIe siècle est bien traité, la relation Rose/Artus m’a plu et l’histoire en elle-même recèle nombre de rebondissements. Les dernières pages nous suggèrent un second tome détonant !

Fanny