Chien-Loup de Serge Joncour / Rentrée littéraire 2018

Résumé de l’éditeur : L’idée de passer tout l’été coupés du monde angoissait Franck mais enchantait Lise, alors Franck avait accepté, un peu à contrecœur et beaucoup par amour, de louer dans le Lot cette maison absente de toutes les cartes et privée de tout réseau. L’annonce parlait d’un gîte perdu au milieu des collines, de calme et de paix. Mais pas du passé sanglant de cet endroit que personne n’habitait plus et qui avait abrité un dompteur allemand et ses fauves pendant la Première Guerre mondiale. Et pas non plus de ce chien sans collier, chien ou loup, qui s’est imposé au couple dès le premier soir et qui semblait chercher un maître. En arrivant cet été-là, Franck croyait encore que la nature, qu’on avait apprivoisée aussi bien qu’un animal de compagnie, n’avait plus rien de sauvage ; il pensait que les guerres du passé, où les hommes s’entretuaient, avaient cédé la place à des guerres plus insidieuses, moins meurtrières. Ça, c’était en arrivant.

Serge Joncour avait attiré mon attention avec ses précédents romans sans que j’ai l’occasion d’en découvrir un seul. Voilà qui est chose faite avec Chien-Loup. Malheureusement, ma rencontre avec l’auteur ne s’est pas tout à fait passée comme prévu. En effet, j’ai eu bien des difficultés à aller au bout de ce roman. Les descriptions m’ont paru répétitives. Cette impression de redondance s’est rapidement installée suivi d’une certaine lassitude. L’auteur construit son roman sur deux temporalités, la première contemporaine et la seconde pendant la Première Guerre mondiale sans qu’aucune ne se démarque véritablement.

Serge Joncour aborde pourtant des questions intéressantes, certaines dans l’air du temps. La place de l’animal, la part sauvage de l’homme et la relation entre l’homme et l’animal sont interrogées mais sans vraiment apporter de point de vue ou d’engagement. C’est aussi le retour au source, à la nature dans un monde de connexion et de surconsommation qui est exposé. Les personnages sont assez insaisissables. Malgré leur ressemblance avec la majorité d’entre nous, ils m’ont paru caricaturaux et finalement peu crédibles. Pour tout vous dire, ce roman me laisse une impression assez étrange dont j’ai bien du mal à pointer la cause et à expliquer.

Vous l’aurez compris, je manque quelque peu d’enthousiasme pour écrire à propos de ce livre. J’ai l’impression d’être passée complétement à côté de ce roman et de son message. Je n’aime pas rester sur une mauvaise impression, j’espère donc découvrir un autre ouvrage de Serge Joncour prochainement. Je suis preneuse de tous vos conseils!

Lu dans le cadre du Grand prix des lectrices Elle 2019.

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Fanny