To all the boys I’ve loved before de Jenny Han

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Résumé de l’éditeur (traduction personnelle) : Lara Jean Song garde des lettres d’amour dans une boite à chapeau que sa mère lui a offert. Ce ne sont pas des lettres que d’autres ont écrit pour elle mais c’est elle même qui les a rédigé. Il y en a une pour chaque garçon qu’elle a aimé donc cinq en tout. Quand elle écrit, elle déverse toutes les choses qu’elle n’a jamais dit dans la vraie vie car les lettres ne sont que pour elle et ceci jusqu’au jour où elles sont envoyées. C’est à ce moment que sa vie amoureuse va se trouver hors de contrôle.

J’ai lu ce roman au milieu du mois de juillet car j’avais besoin d’une pause dans mes lectures « sérieuses ». Je voulais une histoire légère, simple et rafraichissante. Je me suis donc penchée sur ce roman adolescent arrivé dans ma PAL depuis mi-juin. Autant vous dire, que je n’ai pas été déçue car il s’agit en effet d’un roman fluide, facile à lire et plein de fraicheur. Mais il contient également des thèmes plus difficiles et sérieux comme la loyauté, l’amitié, la découverte de l’amour, le passage de l’adolescence, la découverte du monde qui n’est pas toujours rose et l’absence d’un des deux parents. Lara-Jean est une adolescente américaine d’origine coréenne et fait toutes ces expériences. Cette filiation asiatique est d’ailleurs une des grandes thématiques du roman. En effet, Jenny Han éparpille tout au long de son récit des allusions à cette culture et notamment culinaire.

Cependant, quelques éléments m’ont chagriné. Les lettres que cachent Lara Jean ne sont finalement qu’un prétexte pour lancer l’histoire et l’intrigue. Nous oublions assez vite ce point de départ même s’il en est question vers la fin de l’histoire. De même, il m’a paru bizarre que l’adolescente ne cherche pas à savoir qui a pu envoyer ces enveloppes. Certes elle s’étonne mais elle ne va pas à la recherche du traitre. Ceci dénote un manque de développement, de vraisemblance et un potentiel sous-exploité . Par contre, l’écriture est agréable et Le triangle amoureux est assez léger. Une note d’espoir se fait ressentir lors de la fermeture de ce roman.

Une lecture dans l’ensemble agréable que je conseille aux adolescents ou aux personnes recherchant un moment de légèreté comme moi. Je pense que je l’ai lu au bon moment entre deux lectures plus rigoureuses. En ce qui concerne le niveau d’anglais, je dirais qu’il est moyen. Certains passages ont été plus difficile à comprendre mais ne m’ont pas empêché de suivre le fil des évènements.

Fanny

Aristotle and Dante discover the secrets of the universe de Benjamin Alire Sáenz

aristotle-and-dante-discover-the-secrets-of-the-9781442408937_lgRésumé de l’éditeur (traduction personnelle) : Aristotle est un adolescent en colère possédant un frère en prison. Dante, quant à lui, est un « jesaistout » ayant une étrange façon de voir le monde. Lorsque les deux garçons se rencontrent à la piscine, ils semblent ne rien avoir en commun. Mais quand ces solitaires commencent à passer du temps ensemble, ils découvrent qu’ils partagent une amitié spéciale — du genre qui change et dure toute une vie. C’est à travers cette amitié qu’Ari et Dante vont apprendre les plus importantes vérités sur eux-mêmes et le type de personne qu’ils souhaitent devenir.

J’ai lu ce roman en version originale anglais, il est donc un peu plus difficile pour moi de parler du style de l’auteur. Je vais tout de même essayer de vous exprimer mon ressenti. Tout d’abord, je peux vous dire que je n’ai eu aucune difficulté à lire ce livre. Le vocabulaire n’est pas soutenu ni compliqué. J’ai cherché trois ou quatre mots dans un dictionnaire pour bien comprendre certaines phrases mais sans plus. Malgré les épreuves que vivent nos deux héros, la tendresse et la bienveillance que porte l’auteur à ceux-ci sont faciles à percevoir. J’ai découvert une vraie plume dans celle de Benjamin Alire Saenz. Elle est simple mais paradoxalement très profonde. Les chapitres sont courts et apportent une très bonne dynamique au récit. Au début, je me suis demandée où l’auteur souhaitait nous emmener mais très vite des évènements marquants nous bouleversent.

Le narrateur est Aristotle. C’est lui que nous suivons tout au long du roman. Dante est le second héros. Ils vivent tous les deux une amitié parfois chaotique. Celle-ci leur permet de faire des expériences qui vont les amener à trouver les réponses à toutes les questions qu’ils se posent sur eux-mêmes, sur la vie et leur famille.  Il développe des thèmes difficiles comme l’adolescence, la sexualité et les secrets de famille. Le roman prend place aux États-Unis à la fin des années 80. Les deux garçons sont d’origine mexicaine. C’est ainsi que Benjamin Alire Saenz nous expose la difficulté d’être accepté en tant qu’américain à part entière. Il y a donc des messages d’espoir, de vie meilleure, de tolérance et de sérénité une fois l’étape de l’adolescence passée.

Un très beau roman que Justine du blog Fairy Neverland et Cindy Van Wilder (auteure des Outrepasseurs) m’ont donné envie de lire. C’est un beau coup de cœur pour sa profondeur, sa sensibilité, son émotion et son intensité. J’ai tenté de ne pas trop vous en dire car le charme de cette histoire réside dans la découverte des personnages, de leurs questionnements et des évènements qui vont bouleverser leur vie.

A paraitre aux éditions Pocket Jeunesse en 2015.

Fanny