Longbourn de Jo Baker

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Sarah est domestique dans la maison de la famille Bennet à Longbourn. Tout semble paisible et se passer comme à l’accoutumée jusqu’au jour où un nouvel employé, James, arrive. Elle va commencer à réfléchir sur sa condition ainsi qu’à son avenir.

Comme vous l’aurez compris il s’agit d’une réécriture du célèbre roman de Jane Austen Orgueil et Préjugés. Seulement ici l’auteure ne se contente pas de nous relater cette histoire à sa manière. Jo Baker met en place une vraie histoire principale qui concerne les downstairs de Longbourn. Les évènements d’Orgueil et Préjugés sont relégués au second plan mais restent en filigrane. J’ai beaucoup aimé cette façon de faire car l’auteure a fait preuve d’une véritable créativité en inventant de nouveaux personnages, de nouvelles intrigues et de nouveaux décors.

J’ai adoré découvrir le fonctionnement de la maison d’une famille aisée de la campagne anglaise du tout début du XIXe siècle. Nous suivons les rituels journaliers ainsi que les grands évènements qui viennent accélérer le rythme de travail des cinq domestiques que compte Longbourn. L’auteure nous apporte beaucoup de détails et de descriptions. Ces passages peuvent être parfois répétitifs puisque les gestes sont reproduits chaque jour. Pour ma part, ceci n’a pas entravé mon plaisir de lecture.

Dans l’ensemble, les personnages m’ont plu. Sarah est attachante malgré quelques moments où elle a pu me faire rager. Elle réfléchit et ne se contente pas d’être spectatrice de sa vie. Pour moi ce fut un vrai plaisir de retrouver les personnages d’Orgueil et Préjugés car même s’ils ne sont pas omniprésents, Jo Baker a su retranscrire les grands traits de caractères de chacun.

J’ai lu ce roman en anglais (mon premier) donc il va être assez difficile pour moi de vous parler du style de l’auteure. Cependant il m’a semblé qu’elle se répétait régulièrement notamment à propos des pensées de Sarah. J’ai eu une certaine facilité à le lire puisque un même vocabulaire revient souvent. A mes yeux le seul bémol reste la fin. Cette dernière est quelque peu longuette et aurait mérité d’être plus concise.

Pour conclure voici une austenerie originale qui m’a beaucoup plu malgré une fin un peu longue. J’ai passé un agréable moment dans les coulisses de Longbourn qu’on pourrait d’ailleurs facilement comparer à un Downton Abbey à la sauce Orgueil et Préjugés. La créativité de Jo Baker est à saluer. Je surveillerais surement ses anciennes et prochaines publications. Pour information, Focus Features a acheté les droits pour adapter ce roman au cinéma.

Sort en français chez Stock sous le nom Une saison à longbourn le 2 avril 2014.

Lu en lecture commune avec Claire.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle.

  Fanny